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Le coeur l’emporte sur la raison à Longueuil

Lundi, dans une déclaration écrite, la mairesse de Longueuil, Sylvie Parent, a indiqué que la Ville renonçait à abattre 15 des 32 cerfs du parc Michel-Chartrand. Cette décision qui avait été prise par les élus pour préserver la végétation du parc et réduire les risques pour les automobilistes circulant dans le secteur Mme Parent a également précisé qu’une demande sera formulée au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs pour que les cervidés puissent être déplacés « vers un site autorisé », et ce, « au cours des prochaines semaines ». Il n’est plus question de tuer ces animaux, qui représentaient 0,027 % des quelque 54 252 cerfs de Virginie abattus légalement par des chasseurs québécois en 2019. Selon les spécialistes consultés par Le Devoir, cette décision ne repose sur aucun fondement scientifique et ne viserait qu’à répondre à une levée de boucliers qui s’appuie sur une perception émotive de ce cervidé, qui est surabondant dans la région. « C’est une décision politique basée sur des pressions sociales, mais ce n’est pas la meilleure décision d’un point de vue scientifique », résume Martin-Hugues St-Laurent, spécialiste de la conservation et professeur au Département de biologie de l’Université du Québec à Rimouski. « C’est toujours agréable de voir de la faune. Mais nous sommes dans une situation où les animaux mettent de la pression sur la végétation naturelle du parc et sur les terrains adjacents. La situation peut aussi augmenter les risques de collisions et les risques de transmission de maladies de la faune, qui se propagent dans des milieux où il y a une trop grande densité. » Dans ce contexte, la solution proposée par Longueuil était tout à fait adéquate, estime le scientifique.
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