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Le lotus de Bouddha fleurit au fin fond des Laurentides

Nous ne sommes pas en Asie, mais bien au fin fond des Laurentides. Bienvenue au temple Tam Bao Son, le plus grand sanctuaire bouddhiste du pays. Ils sont à peine une vingtaine à avoir été formés au bouddhisme en sol québécois depuis 1999, dans cette petite vallée du comté d’Harrington, à la frontière entre les Laurentides et l’Outaouais. Nhuan Tu est l’une d’entre eux. L’illumination de Nhuan Tu est apparue durant la pandémie, raconte la jeune Québécoise d’origine vietnamienne. « Quand, avec mes collègues, on a été embarqués dans la COVID-19, on a vu qu’un petit virus peut arrêter la planète au complet. Ça nous a ramenés aux bases de l’être humain, l’entraide, le partage et tout ça. Ça m’a poussée à suivre la voie de Bouddha et de ses enseignements. » (Nhuan Tu) Les cheveux fraîchement rasés (pour lutter contre la vanité), la jeune femme entame une vie de rigueur et de discipline. Entre cinq et dix ans s’écouleront avant qu’elle puisse compléter sa formation. Thich Thien Nghi et sa disciple, la révérende Thich Phô Tinh, ont posé les premières pierres du bouddhisme vietnamien au Québec lors de leur arrivée au tournant des années 1980 en tant que « boat people » fuyant le communisme. Rien de moins qu’une révélation divine a conduit à l’érection de ce temple, assure la grande maîtresse des lieux, Thich Phô Tinh, qui a elle-même entamé sa formation de moine à l’âge de 7 ans. Après quatre nuits en mer sans nourriture ni eau, elle a reçu la conviction mystique que si elle s’en sortait vivante, elle se devait de construire un temple dans le pays paisible où elle aboutirait. Aujourd’hui, ce lieu sacré s’étend sur plus de 330 acres, soit près de 1,3 kilomètre carré. Un grand bassin rempli de fleurs de lotus appelle à la méditation, tout comme les dizaines de répliques de Bouddha de toutes tailles disséminées dans la forêt laurentienne. Les dons des milliers de fidèles, de pèlerins ou de curieux qui gravitent autour du temple Tam Bao Son assurent l’indépendance financière du lieu de culte. Les visiteurs sont en majorité d’origine vietnamienne, mais on en trouve plusieurs de Chine et d’autres origines asiatiques.
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