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Le portrait des surdoses mortelles s’assombrit au Québec

Une nouvelle étude démontre que le profil type des personnes qui meurent de surdoses n’est pas celui auquel les acteurs du milieu s’attendaient. « Le profil des personnes décédées était surprenant et va à l’encontre de l’image que l’on a », explique la chercheuse André-Anne Parent, de l’école de travail social de l’Université de Montréal. « Quand on fait l’analyse, on voit très bien qu’une partie des gens qui en sont décédés ont cumulé différents problèmes tout au long de leur vie et décèdent à un âge assez élevé » explique-t-elle. L’âge moyen de la victime de surdose est de 46 ans et les femmes qui décèdent de surdoses sont plus âgées que les hommes. Le rapport démontre également que plusieurs des personnes décédées de surdose avaient un diagnostic de maladie chronique — problèmes cardiaques, vasculaires ou pulmonaires —, ainsi que des douleurs chroniques et des troubles de santé mentale. Selon plusieurs organismes réunis lundi pour la présentation de ce rapport, la santé publique fait fausse route en parlant d’une crise des opioïdes. En effet, 65 % des surdoses en 2017 étaient attribuables à une polyintoxication. Et dans « au moins 300 rapports » sur 340, on rapporte la présence d’entre 2 et 12 substances dans les analyses toxicologiques. « Ça va donc bien au-delà de la question des opioïdes », affirme Mme Parent.
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