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Ottawa met la table pour un boom pétrolier en milieu marin

Au moment où débute la « décennie des océans » décrétée par les Nations unies, le gouvernement Trudeau multiplie les initiatives pour favoriser l’exploitation pétrolière en milieu marin, au large de Terre-Neuve. Il vient d’ailleurs d’autoriser 40 forages exploratoires dans une région maritime reconnue par l’ONU pour son importance écologique et biologique. Ottawa a aussi choisi d’accélérer l’approbation des futurs projets en abolissant le processus d’évaluation environnementale qui était jusqu’ici en vigueur. Justin Trudeau annonçait récemment une contribution canadienne de 55 millions de dollars pour la protection de la biodiversité dans le monde, dans le cadre du « One Planet Summit pour la biodiversité ». Le même jour, son gouvernement autorisait les entreprises BHP Canada, Chevron et Equinor à réaliser trois campagnes distinctes de forages en eaux profondes. Ces projets, qui ont tous été évalués en vertu de la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale adoptée par le gouvernement de Stephen Harper, totalisent 40 forages. Chevron doit en mener 8 d’ici 2025, Equinor en prévoit 12 d’ici 2030 et BHP Canada compte forer 20 puits d’ici 2028. Cette recherche de nouveaux gisements pétroliers créera des emplois « tout en soutenant le développement durable et en protégeant l’environnement », a affirmé le ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Jonathan Wilkinson, par voie de communiqué. La décision d’Ottawa s’inscrit aussi dans la volonté de Terre-Neuve de doubler la production après 2030, afin d’atteindre 235 millions de barils par année. Cet objectif passe par la réalisation d’au moins 100 nouveaux forages d’ici la fin de la décennie.

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