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​ - Branle-bas de combat pour le retour en classe

logo de Le Devoir Le Devoir 2022-01-15 Marco Fortier
© Guillaume Levasseur (Archives) Le Devoir

Un retour en classe dans des conditions incertaines, où le personnel risque de manquer : les gestionnaires scolaires se préparent avec fébrilité à accueillir 1,4 million d’élèves sur les bancs d’école, lundi. Certains rêvent d’une tempête de neige qui donnerait une journée de plus pour prévoir l’imprévisible.

Environnement Canada a émis un avertissement de tempête hivernale pour le Grand Montréal. Des « quantités significatives de neige » et de la poudrerie sont prévues pour la journée de lundi. Mais si le temps le permet, la directrice générale du Centre de services scolaire Marie-Victorin (CSMV), Marie-Dominique Taillon, est optimiste : elle est sûre de pouvoir ouvrir toutes les classes dans les 72 écoles de son territoire, qui englobe Longueuil.

« On est prêts à revenir en classe. On a été agréablement surpris. Les gens ont peut-être été malades durant le temps des Fêtes, mais un grand nombre d’entre eux sont guéris », dit-elle.

Son équipe a déterminé que 133 membres du personnel, soit 3 % de l’effectif, sont en isolement pour cause de COVID-19 (infectés ou en contact avec une personne infectée). Il s’agit de 52 enseignants, 59 éducatrices en service de garde, 6 secrétaires, 8 techniciens en éducation spécialisée et 8 concierges.

 

Les directions d’école et les gestionnaires scolaires du CSMV ont redoublé d’efforts cette semaine pour trouver du personnel de remplacement. Des horaires ont été remaniés. Certaines personnes vont travailler en temps supplémentaire. Les efforts ont porté fruit. À moins d’un imprévu qui surviendrait durant la fin de semaine — ce qui reste possible —, tous les élèves seront accueillis par un enseignant.

Une dizaine d’employés du service des ressources humaines du CSMV vont travailler ce week-end pour relancer tous les candidats qui s’étaient manifestés lorsque des postes ont été affichés dans les derniers mois. « On ne cherche pas du personnel pour lundi, mais on prépare un plan de continuité dans une nouvelle perspective : on va apprendre à travailler avec Omicron, qui est plus contagieux, mais moins virulent », dit Marie-Dominique Taillon.

Qualité de l’air dans les classes


Vidéo: Ruée vers les tests de dépistage rapide dans les pharmacies du Québec (Le Devoir)

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Dans une séance d’information technique vendredi, des représentants du ministère de l’Éducation, de la Santé publique et un expert en ventilation ont assuré que les mesures mises en place pour la qualité de l’air rendent les écoles « sécuritaires » pour le retour en classe de lundi.

Le gouvernement Legault compte fournir des tests de dépistage rapide aux élèves du secondaire, mais la méthode de livraison des tests fait toujours l’objet de discussions. Québec prévoyait cette semaine offrir uniquement au niveau primaire ces tests rapides, sur lesquels repose la stratégie de réouverture des classes.

« La situation va être corrigée. […] Il va falloir que les gens du secondaire, s’ils sont symptomatiques, aient accès à des tests rapides », a indiqué le Dr Yves Jalbert, directeur général adjoint à la Direction de la protection de la santé publique, lors d’une rencontre avec les médias, vendredi.

 

« On a changé notre stratégie d’utilisation des tests et il faut répondre à ça », a-t-il précisé. Québec a commandé 130 millions de tests rapides, a expliqué le Dr Jalbert.

Il a indiqué que le mécanisme de distribution des tests au secondaire reste à préciser. Selon nos sources, des représentants du ministère de l’Éducation ont indiqué vendredi aux partenaires du réseau scolaire que cette mesure fait toujours l’objet de discussions au gouvernement.

Ouvrir les fenêtres

Les tests de qualité de l’air menés l’an dernier ont déterminé que le taux de dioxyde de carbone (CO2) était inférieur à la norme de 1500 parties par million (PPM) dans 90 % des classes, a rappelé Marc Sirois, sous-ministre associé aux infrastructures au ministère de l’Éducation. Il a rappelé que les 10 % de classes où le taux de CO2 était supérieur à la norme ont fait l’objet « d’interventions immédiates » de la part des centres de services scolaires.

Le ministère indique avoir livré 68 % des 90 000 lecteurs de CO2 qu’il avait promis de fournir à toutes les classes de toutes les écoles du Québec. Les lecteurs ont été installés en priorité dans les classes qui avaient montré les concentrations les plus élevées de CO2. Lorsque le lecteur révèle un fort taux de CO2, le premier geste à faire est d’ouvrir les fenêtres et les portes, même en hiver, ont expliqué les experts. Si une classe n’a pas de fenêtre, l’école est sans doute munie d’un système de ventilation mécanique, a souligné Caroline Imbeau, sous-ministre adjointe au ministère de l’Éducation.

Plus de la moitié des écoles (1870 sur 3227) n’avaient pas de système de ventilation mécanique en novembre 2020. Québec a mis 70 millions de dollars à la disposition des centres de services scolaires pour améliorer la qualité de l’air dans les écoles. Mme Imbeau n’était pas en mesure vendredi de fournir un bilan des travaux effectués.

Près de 400 échangeurs d’air ont été livrés aux écoles qui en ont fait la demande. Une centaine est toujours en réserve, et Québec en attend encore davantage.

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