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Québec prépare un plan « coûteux » pour ramener des infirmières dans le réseau

logo de Radio-Canada.ca Radio-Canada.ca 2021-09-16 Frédérik-Xavier Duhamel
Le ministre des Finances du Québec, Eric Girard (gauche), et le premier ministre François Legault (droite) (archives). © Sylvain Roy Roussel/Radio-Canada Le ministre des Finances du Québec, Eric Girard (gauche), et le premier ministre François Legault (droite) (archives).

Le ministre des Finances du Québec, Eric Girard, se dit prêt à délier les cordons de la bourse pour embaucher rapidement les plus de 4000 infirmières qui manquent actuellement dans le réseau de la santé.

On a définitivement les moyens de faire ça», soutient le ministre Girard en point de presse jeudi. Les sommes sont disponibles [...] tout ce qui nous sera demandé par le ministre de la Santé et son équipe sera donné.»

Ses propos suivent ceux du premier ministre François Legault, qui se disait mercredi « ouvert à tous les incitatifs » pour recruter les infirmières manquantes. Il a réitéré cette position en conférence de presse jeudi matin.

Nous ne pouvons pas former, en quelques mois, de nouvelles infirmières. Ça prend des années», explique le premier ministre Legault. Donc nous prévoyons un plan très important, il sera coûteux, mais nous devons convaincre les infirmières de revenir.» Il dit espérer dévoiler ce plan au courant de la semaine prochaine.

Le ministre Girard évalue la facture à plusieurs centaines de millions» de dollars, sans vouloir s’avancer davantage. Il explique que le coût dépendra du rythme auquel le personnel sera recruté et d’où il provient par exemple, que ce soit d’agences privées ou de la retraite.

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, qui tenait aussi un point de presse jeudi matin, dit vouloir combler le manque avant le 15 octobre, dans moins d’un mois.


Vidéo: Elle a quitté le réseau de santé pour aller au privé (Radio-Canada.ca)

Une mesure temporaire

Le ministre Girard parle cependant d’une mesure temporaire» visant à compenser les départs dus aux conditions difficiles de la pandémie. Ni le ministre des Finances ni le premier ministre n’ont voulu préciser la durée envisagée de l’effort.

C’est comme l'œuf et la poule. Jusqu’à ce que nous ayons assez d’infirmières, les conditions de travail seront très difficiles», illustre François Legault. Mais dès que nous aurons assez d’infirmières, les conditions de travail deviendront meilleures, et il sera plus facile de garder les infirmières.»

Le premier ministre souligne également que l’impact de la signature récente d’un accord de principe avec la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) reste à mesurer.

Questionné au sujet de la suspension des travailleurs de la santé non vaccinés à partir du 15 octobre, qui risque d’aggraver la pénurie dans le réseau, le premier ministre Legault soutient qu’il s’agit d’un moindre mal. Si j’étais patient dans un hôpital, je n’accepterais pas qu’une infirmière non vaccinée soit proche de moi.»

Le ministre Dubé indique que quelque 20 000 travailleurs de la santé sont toujours non vaccinés. Il promet néanmoins qu’il n’y aura pas de rupture de services, parlant plutôt de possible réorganisation».

Pourtant, de nombreuses interruptions et réductions de services ont déjà eu lieu dans les dernières semaines, notamment à Port-Cartier, aux Escoumins, en Outaouais, et à Matane. L'urgence de l'Hôpital du Suroît, à Valleyfield, est fermée depuis la nuit de mercredi à jeudi après la démission en bloc de six infirmières. La semaine dernière, sept autres professionnelles de la santé ont démissionné de l'hôpital de Roberval.

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