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Quel avenir pour la «piscine cachée» du mont Royal?

Quel avenir pour la «piscine cachée» du mont Royal? La mairesse de Montréal, Valérie Plante, avait promis en 2017 de donner une seconde vie à la piscine Henry William Morgan, qui a longtemps servi de havre de fraîcheur à plusieurs Montréalais. Située au pied du mont Royal et près du centre-ville, la piscine Henry William Morgan a longtemps été un des secrets les mieux gardés à Montréal. M. Morgan avait offert celle-ci en don en 1961 au personnel de l’hôpital Royal Victoria, dont il présidait alors le conseil d’administration. La piscine avait ensuite été ouverte au grand public, ou du moins à ceux qui savaient où la trouver. Aujourd’hui, cette piscine, qui a cessé ses activités en 2013, se trouve dans un piètre état. Les Montréalais sont toutefois nombreux à conserver des souvenirs heureux de l’époque où cette piscine était encore un îlot de fraîcheur. Ils étaient d’ailleurs près de 300, en date de samedi, à avoir signé une pétition en ligne pour réclamer la restauration de cette piscine «cachée», comme s’était engagée à le faire Valérie Plante en campagne électorale, il y a près de cinq ans. Dans un rapport publié en mai dernier, l’Office de consultation publique de Montréal avait d’ailleurs dit constater «un vif intérêt» de plusieurs citoyens «en faveur d’une reconstruction de la piscine extérieure existante, avec des jeux d’eau pour enfants et adultes». Au cabinet de la mairesse Valérie Plante, on assure être conscient du désir de la population d’avoir une piscine sur ce site. Cette piscine se trouve toutefois au cœur d’un projet d’envergure qui s’avère «complexe». Un groupe appelé kanien’kehá:ka kahnistensera (mères mohawks) de Kahnawake a notamment affirmé que des corps d’enfants autochtones pourraient avoir été enterrés sous l’ancien hôpital Royal Victoria, notamment à proximité de la piscine Henry William Morgan. Selon les mères mohawks, certains enfants autochtones auraient été enterrés dans ce secteur à la suite d’expériences psychiatriques sordides menées entre 1954 et 1963. En entrevue, le petit-fils du donateur de la piscine Henry William Morgan, Charles Morgan, a indiqué qu’il appuie la réalisation de telles fouilles. Il garde toutefois l’espoir que celles-ci ne soient pas irréconciliables avec le projet de réaménager la piscine.
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