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Saint-Côme serre la vis à Airbnb

Saint-Côme serre la vis à Airbnb Faisant face à une montée en flèche de la valeur des propriétés sur son territoire, aux plaintes de plusieurs de ses résidents et à une action en justice, la municipalité de Saint-Côme, dans Lanaudière, a adopté une nouvelle réglementation pour mieux encadrer les locations à court terme de type Airbnb. Mais des inquiétudes demeurent. Le nombre de résidences de tourisme a explosé dans cette municipalité pendant la pandémie, dans un contexte de vide réglementaire entourant cette activité lucrative pour bien des propriétaires, mais dérangeante pour bien des résidents. À la suite de plaintes répétitives de résidents liées notamment au bruit généré par les fêtards qui logent temporairement dans des maisons et des chalets luxueux de la municipalité, cette dernière a eu recours l’an dernier à un agent de sécurité de la firme Garda, qui était appelé à se rendre sur place lorsque des plaintes étaient déposées par des voisins concernant un logement de type Airbnb. Cette initiative, qui a été renouvelée cette année en optant cette fois pour une autre agence de sécurité, n’est toutefois pas suffisante pour gérer toutes les nuisances causées par Airbnb étant devenues «incontrôlables», reconnaît le maire, Martin Bordeleau. Afin de freiner cette vague spéculative, la municipalité a donc adopté la semaine dernière des changements à son règlement d’urbanisme qui visent à empêcher la création de nouvelles résidences de tourisme hors des zones de villégiature. Ces modifications réglementaires entreront officiellement en vigueur au terme d’un vote prévu le 18 mai au sein de la MRC de Matawinie. Les locations à court terme ne seront dès lors permises que dans certaines zones prédéterminées. Celles-ci excluent le secteur plus urbain de la ville de même que le lac Clair. Le même agent de sécurité responsable de répondre aux plaintes des citoyens en lien avec des locations à court terme sera responsable de faire appliquer ce nouveau règlement sur le terrain, avec le soutien de la Ville, indique le maire Bordeleau. Les propriétaires de résidences de tourisme qui recevront deux amendes successives verront leur permis d’occupation révoqué pour un an. «Cette année, c’est clair que la tolérance, c’est zéro», lance le maire.
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