Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

Un accueil tiède pour le projet de loi 96 dans la métropole

Un accueil tiède pour le projet de loi 96 dans la métropole Si de nombreux Montréalais s’entendent sur l’importance de protéger la langue française, leurs opinions divergent en ce qui a trait aux mesures prévues par Québec pour atteindre cet objectif. «Le Devoir» a effectué une tournée de plusieurs quartiers montréalais pour recueillir les réactions de citoyens au projet de loi 96, qui vise à réformer la Charte de la langue française. Le projet de loi compte notamment faire du français la langue de communication exclusive du gouvernement, en plus d’étendre l’application de la loi 101 aux entreprises de compétence fédérale. «Moi-même, je parle français et je me sens insulté quand je vais à une place et que le gouvernement me parle anglais au lieu de français.» —Edwin Izquierdo, un immigrant d’origine péruvienne Le recours à l’anglais d’abord survient notamment dans plusieurs commerces du centre-ville. «J’ai l’impression qu’il y a certains employés qui vont avoir le réflexe de s’adresser aux clients en anglais alors que ce n’est pas nécessaire.» —Angelina Guo, une étudiante en littérature française d’origine chinoise Le projet de loi prévoit aussi de plafonner la proportion des places disponibles dans les cégeps anglophones à 17,5% de toutes les places disponibles dans les cégeps en 2019-2020. «Nous, on maintient que ce ne sont pas les cégeps anglophones qui sont responsables du déclin du français.» —Kevin Contant-Holowatyj, porte-parole de l’association étudiante du collège Dawson Il s’inquiète de la possibilité que l’accès devienne encore plus restreint dans l’établissement postsecondaire, qui est déjà très contingenté. «Les étudiants devraient avoir le choix.»
image beaconimage beaconimage beacon