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Une donneuse d’organe laissée derrière par la réforme de l’IVAC

Une donneuse d’organe laissée derrière par la réforme de l’IVAC Une donneuse d’organe blessée durant l’opération ne sera toujours pas éligible à une compensation par le régime d’indemnisation des victimes d’actes criminels (IVAC), même avec la réforme du régime. Électrocutée au cours d’un don d’organe destiné à sa mère en 2004, Renée Montgrain se bat depuis des années pour être indemnisée par l’IVAC. Les conséquences de l’opération sont multiples: des problèmes de concentration, de la fibromyalgie, des douleurs au cou, des difficultés à marcher, et le plus inquiétant, des paralysies récurrentes au côté droit. Ce sont des «paralysies temporaires», mais «le médecin m’a dit que les prochaines fois peuvent être définitives», précise la dame de 55 ans. C’est une travailleuse sociale qui a informé Mme Montgrain, trois ans après l’opération qu’elle a subie, que l’IVAC peut indemniser les personnes qui se blessent en tentant de sauver quelqu’un. Quand la demande de Renée Montgrain a finalement été traitée à l’IVAC en 2007, on lui a dit qu’elle était «hors délai». Le nouveau projet de loi 84, qui promettait de rendre les délais moins rigides, lui a donné espoir. Toutefois, en commission parlementaire sur la réforme, le ministre Simon Jolin-Barrette a tranché qu’un don d’organe n’était pas un acte de civisme, et est donc inadmissible. Pourtant, l’IVAC a déjà indemnisé un Québécois en 1998 pour des problèmes de santé résultant d’un don d’organe. À défaut d’élargir davantage l’accès à l’IVAC, plusieurs députés ont proposé à Simon Jolin-Barrette de se donner dans la loi un pouvoir «discrétionnaire» pour rendre admissibles des cas particuliers. L’étude détaillée du projet de loi 84 sur l’IVAC achève et pourrait se terminer dès aujourd’hui ou, au plus tard, jeudi.
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