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Les revenus pétroliers galvanisent les finances de l’Alberta

logo de Radio-Canada.ca Radio-Canada.ca 2021-11-30 Tiphanie Roquette
Malgré les appels à la diversification, le pétrole demeure toujours une source majeure de revenus pour l'Alberta. © /iStock Malgré les appels à la diversification, le pétrole demeure toujours une source majeure de revenus pour l'Alberta.

L’été n’aura pas été le meilleur pour la lutte contre la COVID-19, mais les mois de juillet à septembre auront été bénéfiques pour les finances de l'Alberta. Grâce notamment aux redevances pétrolières, le gouvernement prévoit maintenant un déficit à 5,8 milliards, soit plus de 12 milliards de moins que ses prévisions budgétaires en février.

Le pétrole est à nouveau au coeur de cette embellie impressionnante des finances albertaines. Alors que le gouvernement avait prévu un prix du baril de pétrole américain à 46,50 $ pour l’année 2021-2022, sa mise à jour économique du deuxième trimestre le prévoit maintenant à 70,50 $, une révision de plus de 24 $ à la hausse.

Les redevances pétrolières devraient ainsi apporter plus de 7,6 milliards de dollars en revenus.

Une relance bien engagée, selon le gouvernement

La mise à jour économique du deuxième trimestre n’a pas pu prendre en compte les récentes turbulences du marché provoquées par la découverte du variant Omicron, mais le gouvernement albertain considère ses prévisions comme prudentes.

Il s’attend aussi à ce que le marché pétrolier et gazier se stabilise au cours des deux prochaines années.

Mise à jour économique du deuxième trimestre

  • Déficit : 5,8 G$
  • Revenus : 57,9 G$
  • Dépenses : 63,7 G$

Ottawa continue également d’être une source majeure de revenus pour l’Alberta. Les différents programmes fédéraux de soutien pendant la pandémie devraient apporter 11,4 milliards de dollars en 2021-2022. C’est la deuxième source de revenus pour la province après les impôts des particuliers.

Ces deux sources de revenus ont un effet domino sur d’autres secteurs de l’économie albertaine.

Les revenus de l’impôt sur les entreprises devraient atteindre 2,9 milliards de dollars, mais sont encore bien en dessous des niveaux de l’avant-pandémie. Le gouvernement demeure toutefois convaincu que sa réduction de l’impôt sur les sociétés de 12 % à 8 % porte ses fruits et invite à plus d’investissements dans la province. Il prévoit que les arrivées d’argent dans les secteurs non énergétiques augmenteront de 6,6 % en 2021-2022.

Des risques encore présents


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La pandémie continue toutefois d’apporter un haut degré d’incertitude dans les prévisions budgétaires du gouvernement et beaucoup de dépenses.

Plus de 3,3 milliards de dollars seront consacrés cette année à la lutte contre la pandémie. 

Les désastres naturels pèseront également plus lourdement sur les dépenses de la province. Le gouvernement a prévu un fonds de prévoyance de 1,4 milliard de dollars pour soutenir les agriculteurs touchés par la sécheresse.

La sécheresse dans l'Ouest canadien a affecté les récoltes de céréales, de maïs et de soya. © Emilio Avalos/Radio-Canada La sécheresse dans l'Ouest canadien a affecté les récoltes de céréales, de maïs et de soya.

Le ministre des Finances, Travis Toews, a aussi souligné que le gouvernement n’embarquera pas à nouveau dans les montagnes russes des prix du pétrole et du gaz. Malgré les revenus pétroliers élevés, il souhaite conserver les dépenses à leur minimum.

Nous n’avons toujours dit que nous n’allions pas suivre l’approche de Ralph Klein, d’une réduction de 20 % de toutes les dépenses, mais suivre une approche plus prudente de ramener les dépenses par habitant à l’échelle des autres provinces. La bonne nouvelle, c’est que nous sommes sur la bonne voie», a-t-il expliqué.

Il s’est également engagé à examiner les sources de revenus de la province une fois la crise de la pandémie passée. Un panel devrait être nommé selon ce que M. Toews a indiqué en conférence de presse. Par le passé, plusieurs économistes ont encouragé l’Alberta à imposer une taxe provinciale de vente.

Même si le gouvernement n’évoque pas encore de retour à l’équilibre, il prévoit réduire le déficit à moins de 3 milliards de dollars d’ici deux ans.

Une reprise moins évidente au quotidien

Dans la vie quotidienne des Albertains, les effets de la relance économique pourraient être cependant plus difficiles à envisager.

Entre inflation et taux de chômage élevé, les Albertains ne constateront pas tout de suite les effets de la relance économique. © Louise Moquin/Radio-Canada Entre inflation et taux de chômage élevé, les Albertains ne constateront pas tout de suite les effets de la relance économique.

Les difficultés d’approvisionnement et les coûts des matières premières limiteront les créations d’emploi, selon le gouvernement albertain.

Le taux de chômage devrait se maintenir à 8,8 %.

Le ministre des Finances a aussi admis que l’inflation fait sentir ses effets sur le portefeuille de la population. Il croit toutefois que la pénurie de travailleurs dans certains secteurs aidera à stimuler les salaires.

Notre gouvernement peut avoir le plus d’impact en nous assurant que l’environnement économique favorise la concurrence. C’est comme cela que les Albertains obtiendront les meilleurs prix», a-t-il indiqué.

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