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Morts par surdose : l’inhalation plus souvent responsable que les injections

logo de Radio-Canada.ca Radio-Canada.ca 2022-10-05 Adjata Camara
Le bureau des coroners observe une hausse des surdoses mortelles issues de la consommation de drogues fumées, en Colombie-Britannique. © Ben Nelms/Reuters Le bureau des coroners observe une hausse des surdoses mortelles issues de la consommation de drogues fumées, en Colombie-Britannique.

Selon un rapport du bureau des coroners, plus de trois quarts des décès liés aux surdoses survenus en Colombie-Britannique étaient dus à la consommation de drogues fumées plutôt qu'aux drogues injectées.

C’est le cas du nord intérieur ou 74 % des décès liés aux surdoses étaient par inhalation, suivi par les Kootenay où on remarque 68 %.

Dans ces zones, on voit une absence de centre de consommation de drogue supervisé permettant l’inhalation des drogues. Seulement 13 des 42 centres de consommation supervisée autorisent l’inhalation en Colombie-Britannique et ils sont généralement situés sur la côte sud de la province et dans l’île de Vancouver.

Par exemple, il n’en existe aucun à l’est d’Abbotsford ou au nord de la rivière Campbell.

Karen Ward, consultante auprès de la Ville de Vancouver sur les politiques entourant les drogues, qui a examiné les données actualisées sur les modes de consommation, déplore le fait que ce rapport met en lumière le manque de service pour réduire les méfaits de l’inhalation de drogue.

Karen Ward observe un changement évident de tendance de consommation, ces dernières années.

Depuis 2017, l’inhalation est le mode de consommation le plus répandu dans les cas de surdose en Colombie-Britannique, selon le dernier rapport du coroner.

Il augmente chaque année, par exemple, en 2020, 56 % des surdoses dans province étaient dues à une inhalation contre 19 % pour les injections de drogue.

Les effets salvateurs des centres de consommation de drogues supervisés se font remarquer

Selon les données de la province, aucun décès n'a été enregistré dans ces centres de consommation supervisée entre janvier 2017 et juillet 2022, malgré 3,2 millions de centres au cours de cette même période.

Mais ces centres sont encore largement destinés aux personness’injectant des drogues.

centre

Prince George, qui se trouve dans la région où l'on observe le plus haut taux de décès à cause de l’inhalation de drogue , avait un centre de consommation de drogue supervisée qui autorisait l’inhalation, l’année dernière , grâce à l’organisation Pounds Project Society.

La directrice, Jordan Stewart, l’a décrit ainsi : un petit fumoir que nous pouvions installer devant notre porte arrière». Mais, elle explique qu’il a dû être fermé en raison des réglementations sur la sécurité incendie et la localisation des zones fumeurs. La porte arrière étant située près d'une prise d'air.

Même si elle ne blâme pas la Ville pour avoir effectué son travail, Jordan Stewart reste déçue de l’absence de solution.

Elle estime que plus de la moitié des interventions des équipes de Pound Project Society concernent des personnes fumant leurs drogues.

La ministre de la Santé mentale et des Dépendances, Sheila Malcolmson, n'était pas disponible pour une entrevue mardi, mais elle a affirmé dans une déclaration écrite que le gouvernement a rapidement renforcé les mesures de prévention des surdoses et de réduction des méfaits».

Son ministère a assuré à CBC/Radio-Canada que les autorités sanitaires régionales s'efforcent d'ouvrir davantage de services de prévention des surdoses qui permettent de fumer, mais qu'il y a des défis à relever, notamment une ventilation adéquate et l'exposition à la fumée secondaire.

Selon le ministère, en juillet 13 centres offraient des services d'inhalation dans la province.

Avec les informations de Bethany Lindsay

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