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Blaine Higgs « confiant » qu’une entente sera conclue pour les garderies à 10 $ au N.-B.

logo de Radio-Canada.ca Radio-Canada.ca 2021-09-22 Maya Chebl
Justin Trudeau promet d'investir près de 30 milliards de dollars pour son programme pancanadien de services de garde (archives). © Ivanoh Demers/Radio-Canada Justin Trudeau promet d'investir près de 30 milliards de dollars pour son programme pancanadien de services de garde (archives).

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick Blaine Higgs semble ouvert à réévaluer sa position sur le programme des garderies à 10 $ par jour. Son gouvernement devrait être en mesure d'arriver à une entente avec le gouvernement fédéral, selon lui.

Dans une entrevue accordée à CBC au lendemain des élections fédérales, qui ont mené à la réélection de Justin Trudeau, Blaine Higgs maintient que nous avons pris le temps, et nous continuerons de prendre le temps» afin d'arriver à une entente.

Le premier ministre néo-brunswickois s’est aussi défendu en disant que sa réticence par le passé n’avait rien à voir avec l’espoir d’une victoire des conservateurs» d’Erin O’Toole.

Nous avons beaucoup de garderies privées, où le niveau d’éducation a d'ailleurs été bonifié, et je ne veux pas voir un système de garderies publiques qui viendrait éliminer ces garderies», a-t-il justifié.

Il a aussi insisté pour dire que ces garderies nous ont aidés à traverser la pandémie de plusieurs manières stratégiques».

Tout comme Blaine Higgs, les premiers ministres Doug Ford et Jason Kenney n'avaient pas signé l'entente sur les garderies avant le déclenchement des élections (archives). © Gouvernement du Nouveau-Brunswick Tout comme Blaine Higgs, les premiers ministres Doug Ford et Jason Kenney n'avaient pas signé l'entente sur les garderies avant le déclenchement des élections (archives).

À Moncton, Fredericton et Saint-Jean, les frais annuels de services de garde pour les enfants de moins de 5 ans se chiffrent autour de 10 200 $, selon un étude effectuée en juillet par le Centre canadien des politiques alternatives. Le programme proposé par le fédéral pourrait réduire ces frais de moitié d’ici 2022, et les réduire de 75 % au bout de cinq ans.

Auparavant, Blaine Higgs avait soutenu que le système pancanadien de services de garde promis par le fédéral n’était qu’une manière de séduire l’électorat des grands centres, comme Toronto. Dans cette métropole, les frais pour un enfant s’élèvent à plus de 22 000 $ par an.

Par ailleurs, la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador ont toutes les trois signé l’entente avec le gouvernement fédéral. Et là-bas, les frais de garderie sont comparables à ce que déversent des parents néo-brunswickois.

Des actions concrètes attendues dans la province

Benoît Bourque, député de l'opposition officielle au Nouveau-Brunswick, perçoit les justifications données par le premier ministre Higgs comme des excuses. © /Radio-Canada Benoît Bourque, député de l'opposition officielle au Nouveau-Brunswick, perçoit les justifications données par le premier ministre Higgs comme des excuses.

Le député libéral Benoît Bourque est d’avis que l’argument avancé par Blaine Higgs sur les garderies privées n’est en aucun cas plausible. Pour moi, tout ce que c’est, c’est une excuse qui cache le véritable motif politique dans la tête du premier ministre», objecte le député de l’opposition officielle à Fredericton.


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Avec Justin Trudeau à nouveau à la tête du gouvernement, il soutient que Blaine Higgs n’a d'autre choix que d’emboîter le pas au reste des provinces qui sont allées de l’avant bien avant lui». Avant le déclenchement des élections fédérales, l’Ontario et l’Alberta n'étaient pas non plus arrivés à un accord sur un système de services de garde universel.

Benoit Bourque demande à ce qu’une entente soit conclue entre les gouvernements provincial et fédéral, une entente qui va bénéficier aux familles néo-brunswickoises».

Un changement de discours bien accueilli

Monique Brideau, présidente du Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick, rappelle les effets positifs d'un tel financement, notamment sur l'égalité des genres et l'économie. © Rachelle Richard-Leger Monique Brideau, présidente du Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick, rappelle les effets positifs d'un tel financement, notamment sur l'égalité des genres et l'économie.

De son côté, Monique Brideau, présidente du Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick, a rappelé l’impact qu’un tel financement a sur les garderies et les familles de la province.

Des services abordables, une amélioration des conditions de travail pour les éducatrices et éducateurs, le respect de la dualité linguistique, sans compter les répercussions positives sur l’égalité des genres et l’économie», a-t-elle indiqué dans un courriel.

Krysta Cowling, présidente de la Coalition pour l'équité salariale du Nouveau-Brunswick, espère qu'une entente avec le gouvernement de Blaine Higgs arrivera prochainement. © Gracieuseté Krysta Cowling, présidente de la Coalition pour l'équité salariale du Nouveau-Brunswick, espère qu'une entente avec le gouvernement de Blaine Higgs arrivera prochainement.

La Coalition pour l’équité salariale du Nouveau-Brunswick admet que le changement de discours est très encourageant. Ça pousse les femmes à intégrer le marché du travail, surtout dans un contexte de pénurie de main-d'œuvre, croit sa présidente, Krysta Cowling. C’est vraiment important qu’on avance sur ce dossier, ici», ajoute-t-elle.

Le programme du gouvernement fédéral est un moyen avantageux de permettre l’expansion des services de garde à but non lucratif, selon elle.

Parmi les études qui ont été faites, ils offrent un service de meilleure qualité. Ça veut dire qu’on peut offrir des salaires équitables aux employés et ça aide avec la rétention des employés», précise Krysta Cowling.

Dans leur demande au gouvernement provincial, la Coalition souhaite que l’entente soit également bien définie dans le secteur sans but lucratif, où l’argent est réinvesti directement dans les éducatrices et les enfants».

Avec des informations de Pascal Raiche-Nogue

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