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Camillien-Houde: une largeur de neuf mètres?

logo de Le Devoir Le Devoir 2018-03-02 Jeanne Corriveau

Dans le cadre de son plan visant à éliminer la circulation de transit sur le mont Royal, l’administration de Valérie Plante a envisagé de réduire à environ 9 mètres la largeur de la voie Camillien-Houde et de limiter à 30 km/h la vitesse des véhicules et des vélos sur la montagne.

Ces éléments figurent dans une proposition présentée la semaine dernière à des membres de la Table de concertation du Mont-Royal, mais elle ne serait pas définitive.

Selon un document daté du 21 février que Le Devoir a pu consulter, le projet « transitoire » pour la voie Camillien-Houde/Remembrance prévoit que les automobilistes venant de l’est ne pourront aller au-delà des stationnements de la maison Smith alors que ceux provenant de l’ouest devront s’arrêter aux stationnements du lac aux Castors, comme l’avait déjà annoncé le responsable des grands parcs au comité exécutif, Luc Ferrandez.

Les véhicules d’urgence et les autobus pourraient cependant circuler de part et d’autre de la montagne.

Mais le plan précise aussi que la largeur de la chaussée, soit les voies de circulation et les accotements, pourrait être réduite à 9 mètres.

À l’heure actuelle, la largeur de cette route atteindrait 33 mètres à certains endroits. Une contre-allée pour piétons de 6 mètres pourrait aussi être aménagée, indique le plan. On évoque également une limite de vitesse de 30 km/h qui s’appliquerait aux automobilistes et aux cyclistes.

Cohabitation autos-vélos

Joint par Le Devoir jeudi, Luc Ferrandez n’a pas voulu commenter le dossier, se contentant de dire que la proposition avait déjà fait l’objet de plusieurs modifications depuis la semaine dernière. Le plan devrait être plus définitif plus tard au mois de mars.

À l’heure actuelle, la largeur de cette route atteindrait 33 mètres à certains endroits. © Catherine Legault Le Devoir À l’heure actuelle, la largeur de cette route atteindrait 33 mètres à certains endroits.

La p.-d.g. de Vélo Québec, Suzanne Lareau, ne voit pas comment les vélos et les voitures pourraient cohabiter sur des voies aussi étroites que 4,5 mètres. « Pour les cyclistes et les voitures, il faut au moins 6 mètres de largeur par direction », a-t-elle expliqué.

Et selon elle, une limite de vitesse de 30 km/h est irréaliste, particulièrement dans la descente de la voie Camillien-Houde.

À ce sujet, une source à l’hôtel de ville a indiqué que l’administration avait déjà remis en question cette limite de vitesse à la lumière des commentaires qu’elle a reçus.

Directeur général de la Fédération québécoise des sports cyclistes, Louis Barbeau juge que 9 mètres, c’est « excessivement étroit ». « Ça risque d’être encore plus problématique dans la mesure où, déjà, dans les courbes, les gens sont un peu déportés », a-t-il indiqué.

Analyse de circulation

Le plan présenté la semaine dernière indique aussi que l’administration envisage de bonifier l’offre de transport en commun et celle du « transport innovant », sans préciser lequel. Et on y mentionne la volonté de sécuriser l’accès au belvédère Camillien-Houde.

Une analyse de circulation est en cours afin d’évaluer l’impact du transfert de la circulation vers d’autres axes routiers. La Ville estime qu’en période de pointe la semaine, 75 % des déplacements automobiles ne se destinent pas à la montagne.

Rappelons que le décès du cycliste Clément Ouimet en octobre dernier a relancé le débat sur la réduction de la circulation sur la montagne.

Le 6 février dernier, Luc Ferrandez a fait savoir que, dès le printemps, la Ville irait de l’avant avec un projet-pilote interdisant la circulation de transit. L’administration a affirmé qu’elle ne comptait pas reculer malgré la polémique.

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