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La révolution des véhicules électriques est «inévitable» au Canada, prévient Ernst & Young

logo de Le Devoir Le Devoir 2019-10-29 Éric Desrosiers
Le prix relativement élevé des véhicules électriques, la disponibilité de l’infrastructure de recharge, la performance des batteries ou encore le relatif faible coût de l’essence continuent, pour le moment, de freiner la transition en cours. © Jacques Nadeau Le Devoir Le prix relativement élevé des véhicules électriques, la disponibilité de l’infrastructure de recharge, la performance des batteries ou encore le relatif faible coût de l’essence continuent, pour le moment, de freiner la transition en cours.

La transition vers les véhicules électriques est « inévitable », prévient une firme de consultants. Les compagnies pétrolières et les producteurs d’électricité feraient mieux de s’y préparer.

 

Si la tendance se maintient, les véhicules électriques passeront de seulement 2,3 % (ou 90 000 véhicules en 2018) à 15 % du parc automobile canadien d’ici 2030, estime la firme de consultants Ernst & Young dans une brève analyse dévoilée lundi.

 

Ils remplaceraient ainsi 6,5 millions de voitures à moteur à explosion sur les routes, réduiraient la demande prévue de pétrole d’environ 6,5 % (ou 125 000 barils par jour), tout en augmentant celle d’électricité de 5,5 %.

 

Ces proportions pourraient même être doublées, si les projections les plus ambitieuses de l’Agence internationale de l’énergie se réalisent, à la faveur notamment de l’augmentation par les gouvernements de leur tarification du carbone et de leurs incitatifs financiers aux consommateurs et aux fabricants automobiles en même temps que la réduction de leurs subventions à l’industrie pétrolière.

 

Dans les deux cas de figure, les pétrolières devront poursuivre et même accélérer la diversification en cours de leurs activités du côté des énergies propres tout en cherchant d’autres débouchés à leur or noir, notamment à l’exportation.

De son côté, le secteur de l’énergie et des services publics devra augmenter sa capacité de production, moderniser son réseau de distribution électrique et peut-être même se résoudre à freiner ses exportations vers les États-Unis, en même temps qu’il devra apprendre à gérer de façon plus efficace les ressources dont il dispose déjà.

 

Il devra aussi s’habituer à voir toutes sortes de nouveaux acteurs et éventuels partenaires — tels que des commerçants et des compagnies technologiques — venir se mêler notamment du déploiement des bornes de rechargeset de l’offre de nouveaux services.

 

Le prix relativement élevé des véhicules électriques, la disponibilité de l’infrastructure de recharge, la performance des batteries ou encore le relatif faible coût de l’essence continuent, pour le moment, de freiner la transition en cours. Il n’est pas impossible non plus que les gouvernements virent de cap et tournent le dos aux objectifs et aux mesures d’encouragement déjà adoptées, admet Ernst & Young, qui n’écarte pas la possibilité d’un ralentissement de la transition en cours.

 

Avec une augmentation des ventes de 165 % en 2018, le Canada se révèle toutefois le 10e pays à mener cette transition le plus rapidement au monde, derrière la Chine, les États-Unis, le Japon et quelques pays européens, dont la Norvège.

 

La cheffe du secteur de l’énergie et des services publics d’Ernst & Young Canada, Daniela Carcasole, a mis en garde, dans un communiqué, les entreprises contre le danger de « paralysie par excès d’analyse » et les a encouragées plutôt à élaborer sans plus attendre « des plans stratégiques qui leur permettront de bien se positionner pour l’avenir ». « L’augmentation de l’adoption des véhicules est inévitable », a-t-elle répété.

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