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La SOPER lance un appel pour trouver des logements pour des réfugiés à Rimouski

logo de Radio-Canada.ca Radio-Canada.ca 2021-12-01 Marie-Christine Rioux
Les logements libres se font rares à Rimouski, ce qui complique la tâche de ceux qui sont chargés d'accueillir des familles réfugiées et de leur trouver un logement. (Archives) © François Gagnon/Radio-Canada Les logements libres se font rares à Rimouski, ce qui complique la tâche de ceux qui sont chargés d'accueillir des familles réfugiées et de leur trouver un logement. (Archives)

La rareté de logements a incité la Société de promotion économique de Rimouski (SOPER) à lancer un appel à tous lundi sur sa page Facebook pour tenter de trouver un logis à deux familles de réfugiés. Le taux d'inoccupation particulièrement bas, à 0,9 %, complique la tâche.

Dans sa publication, la SOPER indique qu'exceptionnellement [elle] fait appel à son réseau d'affaires pour combler un urgent besoin de logements pour deux familles (six et neuf personnes) de réfugiés qui arrivent à Rimouski cette semaine».

Le directeur du développement économique pour la SOPER, Jean Létourneau, a indiqué lors d'une entrevue à l'émission Même Fréquence mardi après-midi, que la Société a mis l'épaule à la roue dans la recherche de logements pour ces personnes réfugiées puisqu'elle agit comme coordonnatrice de la Table de concertation en immigration de Rimouski-Neigette.

Aussi en entrevue à Même Fréquence, l'un des deux conseillers municipaux de la Ville de Rimouski qui siègent à la Table de concertation en immigration de Rimouski-Neigette, Jocelyn Pelletier, a souligné que ce n'est pas la première fois que les logements libres pouvant accueillir des familles de réfugiés se font rares.

Il faut comprendre que le délai de l'annonce du gouvernement lorsque les réfugiés débarquent à l'aéroport, c'est très court», a-t-il précisé.

Jocelyn Pelletier indique qu'il ignore si AIBSL, qui coordonne l'arrivée des réfugiés, a reçu des réponses de la part de citoyens qui auraient de grands logements à louer après que l'appel à tous a été lancé sur les réseaux sociaux.

Il souligne par ailleurs le défi de trouver des logements de grande taille, avec plusieurs chambres, pour loger les familles.

Jean Létourneau poursuit en expliquant qu'en attendant que des logements soient trouvés, les familles réfugiées pourraient avoir à séjourner à l'hôtel, par exemple. Il ajoute que des citoyens offrent aussi parfois de l'hébergement temporaire chez eux.


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La Table de concertation en immigration de Rimouski-Neigette a été mise sur pied en 2019 et réunit 12 partenaires, dont Accueil et Intégration Bas-Saint-Laurent (AIBSL), Services Québec, la SOPER, la Chambre de commerce et de l’industrie Rimouski-Neigette, le Centre de services scolaires des Phares, l’UQAR, le Cégep de Rimouski, le CISSS du Bas-Saint-Laurent et la MRC Rimouski-Neigette, la SADC de la Neigette, les conseillers municipaux Jocelyn Pelletier et Julie Carré et les deux députés de Rimouski, Harold LeBel et Maxime Blanchette-Joncas.

Jocelyn Pelletier avance que la création de ce groupe a permis d'accélérer la recherche de solutions puisque tous les intervenants ont un endroit où discuter des questions qui touchent l'immigration.

Le manque de logements, une crise majeure» à Rimouski

Appelé à réagir, le maire de Rimouski, Guy Caron, a qualifié la situation du manque de logements à Rimouski de crise majeure».

Rimouski a été nommée en tant que ville d'accueil pour les réfugiés en 2017.

Rimouski est devenue une ville d'accueil de réfugiés en 2017. (Archives) © Alain Fournier/Radio-Canada Rimouski est devenue une ville d'accueil de réfugiés en 2017. (Archives)

Guy Caron estime que, malgré le manque de logements disponibles, la ville est toujours en mesure d'accueillir des personnes réfugiées. Il dit tenter de trouver des solutions rapidement pour contrer le problème.

C'est la raison pour laquelle j'ai fait la promotion de la densification lors de la campagne électorale. Mais il est clair que si l'on veut accélérer l'offre, il va falloir se pencher sur le plan d'urbanisme et pouvoir le modifier de façon à faciliter le développement», poursuit le maire.

Le maire Guy Caron soutient que Rimouski doit rester une ville d'accueil pour les réfugiés et a toujours la capacité de l'être, malgré la rareté de logements. (Archives) © Jean-Luc Blanchet/Radio-Canada Le maire Guy Caron soutient que Rimouski doit rester une ville d'accueil pour les réfugiés et a toujours la capacité de l'être, malgré la rareté de logements. (Archives)

Le conseiller Jocelyn Pelletier abonde dans le même sens et affirme que Rimouski doit rester une ville d'accueil de réfugiés. Selon lui, toutes les villes qui accueillent des personnes réfugiées au Québec connaissent elles aussi des problèmes de rareté de logements.

On a vraiment un problème, mais je peux vous dire que les 13 autres villes d'accueil vivent la même chose. Ce n'est pas évident de ce temps-là. Nous, on est à 0,9 % [de taux d'inoccupation], il me semble, mais les autres villes n'ont pas tellement un plus haut taux non plus», soutient-il.

Le maire Caron rappelle que les citoyens qui éprouvent des difficultés à se trouver un logement peuvent joindre la ligne téléphonique d'aide de la Ville au 581 472-7275. Cette ligne d'aide téléphonique nommée le SARL, soit le Service téléphonique d’aide d'urgence à la recherche de logement, a été lancé en mai dernier, en partenariat avec l’Office d’habitation Rimouski-Neigette (OHRN).

AIBSL n'a pas répondu à nos demandes d'entrevue mardi.

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