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Le prix du logement, préoccupation première des Torontois

logo de Radio-Canada.ca Radio-Canada.ca 2018-09-12 avec CBC News
Le prix du logement, préoccupation première des Torontois © Joe Fiorino/CBC News Le prix du logement, préoccupation première des Torontois

Le coût du logement, la criminalité et l'état de l'infrastructure municipale, dans cet ordre, sont les trois plus grandes préoccupations des Torontois.

C’est ce que révèlent les résultats d’un sondage commandé par la Building Industry and Land Development Association (Association de l’industrie de la construction et du développement) et le Toronto Real Estate Board (Chambre immobilière de Toronto).

« Le logement a toujours été un problème, surtout au cours des deux dernières années, ce qui en fait un enjeu important durant les prochaines élections », a déclaré Von Palmer, chef des communications du Toronto Real Estate Board.

Les millénariaux sont deux fois plus susceptibles d’identifier le prix du logement comme étant problématique que les 55 ans et plus.

Les locataires, à 62 %, et ceux qui habitent toujours chez leurs parents, à 50 %, considèrent que l’accès au logement abordable comme étant le problème le plus pressant. Les propriétaires, eux, sont 25 %.

Selon M. Palmer, le gouvernement municipal est à blâmer. « Les règles doivent changer », dit-il.

Les deux groupes qui ont commandé le sondage préconisent depuis longtemps des modifications aux règles de développement pour accroître la capacité de développer des logements à Toronto.

Brian Kelcey, du Toronto Region Board of Trade (chambre de commerce de la région de Toronto), affirme que « la préoccupation numéro un [des nouvelles entreprises] en termes de compétitivité ne réside pas dans un problème fiscal, un problème de localisation ou un problème de talent, mais bien dans le logement ».

Selon M. Kelcey, les jeunes familles « ne sont même plus en mesure de louer une maison, et cela crée un effet domino. Ces familles louent ce qui était considéré comme étant du logement abordable pour les moins fortunés, ce qui met beaucoup de pression sur le filet social. »

« La majorité des électeurs de cette ville espèrent que la ville s'attaque à ce problème de logement » à la veille d’une élection municipale importante à Toronto, selon M. Kelsey.

Le maire de Toronto, John Tory, a déclaré lors d’une sortie publique mercredi qu’il avait un plan « réaliste » en matière de logements accessibles. M. Tory fait campagne en promettant de garder les taxes municipales à un minimum.

« Je suis déterminé à atteindre un objectif réaliste [...] pour accroître l'offre de logements locatifs abordables », a déclaré M. Tory, renforçant ainsi son engagement de 40 000 unités au cours des 12 prochaines années. Il s’agit d’un engagement réalisable sur la base des recommandations du personnel de la Ville.

« Mme [Jennifer] Keesmaat propose des cibles, et je pense que la plupart des gens comprennent qu’elles ne sont pas réalistes », a ajouté M. Tory.

Mme Keesmaat, qui se présente elle aussi à la mairie, sera probablement l’opposition principale à M. Tory le soir du vote.

Celle-ci promet d’ajouter 100 000 logements locatifs abordables d’ici 10 ans. « Le plan du maire ne répond même pas à la demande », dit-elle.

1503 personnes ont répondu au sondage en ligne entre le 20 et le 23 août. La précision des sondages en ligne est mesurée à l'aide d'un intervalle de crédibilité. À des fins de comparaison, un échantillon probabiliste de même taille donnerait une marge d'erreur de +/- 2,9 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

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