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L'herbe à puce sera encore plus toxique

logo de MétéoMédia MétéoMédia 2018-05-10 MétéoMédia
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L'herbe à puce est très répandue dans l'est du Canada, mais elle est surtout reconnue pour les démangeaisons qu'elles provoquent lorsqu'on s'y frotte. Cette plante envahissante sera non seulement plus prolifique au cours des prochaines décennies, mais elle sera également plus toxique en raison des changements climatiques.

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" Certaines études montrent que le potentiel allergène, dont la toxicité, augmentera avec des teneurs en dioxyde de carbone plus élevées ", explique Claude Lavoie, biologiste et professeur à l'Université Laval.

Soit dit en passant, la réaction (dermatite) sur la peau survient au deuxième contact, non pas au premier. La démangeaison (parfois très forte) qu'elle provoque est très désagréable et elle est souvent confondue avec d'autres réactions cutanées causées par la berce du Caucase et la berce commune.

" C'est de loin la plante qui cause le plus grand nombre de dermatites dans l'est du Canada ", ajoute le spécialiste. Il est cependant plus difficile d'établir la proportion exacte de la population allergique à cette plante.

L'estimation la plus près de la réalité se situerait entre 50 % et 85 % des gens susceptibles à une réaction. Les symptômes peuvent se manifester dans les 24 à 72 heures après le contact.

Si on touche la plante, il faut laver rapidement la zone touchée avec de l'eau et un savon doux. Mais il faut agir vite, car il faut seulement 10 minutes pour que la moitié de la résine toxique (urushiol) pénètre la peau.

Une plante tenace

Cette plante est capable d'envahir plusieurs milieux, allant des sols secs à humides. Elle est bien implantée dans l'est du Canada (sauf Terre-Neuve), mais aussi dans la majorité des états américains, à l'exception de la Californie.

Selon M. Lavoie, il est fort probable que la plante soit plus abondante de nos jours qu'avant l'arrivée des colons européens, étant donné sa propension à s'installer dans les milieux ouverts et perturbés. Une seule tige peut produire de 130 à 320 fruits capables de résister aux conditions hivernales.

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Éradication difficile

Éradiquer une plante aussi répandue et toxique est pratiquement une mission impossible à grande échelle. Les méthodes les plus utilisées sont l'arrachage (à l'aide d'une fourche ou d'une pelle). Il existe environ 170 herbicides homologués pour la détruire.

" Ce sont des solutions qu'il faut utiliser avec beaucoup de discernement ", conclut Claude Lavoie. En fait, l'efficacité des produits chimiques sur une très longue période n'est pas connue. Si jamais l'idée vous passait par la tête, le gouvernement du Québec déconseille fortement de brûler cette plante.

" Respirer la fumée produite par la combustion de plants d'herbe à puce peut avoir des conséquences très dangereuses. Cela peut causer une inflammation des poumons extrêmement douloureuse et des problèmes respiratoires graves qui peuvent entraîner la mort ", peut-on lire sur le portail Santé du gouvernement.

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