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Nouvel espoir dans le traitement du cancer du sein

logo de La Presse canadienneLa Presse canadienne 2020-07-03 Jean-Benoit Legault
© Fournis par La Presse canadienne

MONTRÉAL — Des travaux réalisés au Centre de recherche sur le cancer de l'Université Laval offrent une nouvelle lueur d'espoir aux femmes atteintes d'un cancer du sein.

La chercheuse Francine Durocher et ses collègues ont ainsi constaté que les femmes dont le cancer du sein est de type HER2 négatif pourraient être traitées avec du Trastuzumab, un médicament que l'on croyait jusqu'à présent inefficace chez elles.

«Ce traitement-là est prescrit bien entendu aux patientes qui vont avoir un HER2 qu'on dit positif quand on regarde ces marqueurs-là, a expliqué Mme Durocher. On s'est aperçus qu'il y avait certaines lignées cellulaires pour lesquelles, même lorsque le HER2 était négatif, il y a tout de même un certain pourcentage de patientes qui répondent au Trastuzumab.»

Les travaux de Mme Durocher ont démontré que la réponse au Trastuzumab dépend de la phosphorylation de HER2 (pHER2).

«Ainsi, a-t-elle expliqué dans un courriel, ces femmes qui sont diagnostiquées avec un cancer du sein HER2- mais qui sont pHER2+ pourraient elles aussi se voir offrir du Trastuzumab et en bénéficier.»

En plus de ces patientes, la découverte pourrait être particulièrement intéressante pour celles dont le cancer du sein est dit «triple négatif», a ajouté Mme Durocher.

«Ce qu'on appelle les cancers du sein triples négatifs sont souvent plus agressifs, possèdent un moins bon pronostic et souvent il y a peu ou pas de traitements qu'on appelle personnalisés qui peuvent être offerts aux patientes», a-t-elle dit.

Ces patientes reçoivent quand même de la chimiothérapie, avec tous les inconvénients que cela peut engendrer, tout en sachant que le traitement n'est pas spécifique au type de cancer dont elles sont atteintes.

De plus, pour des raisons probablement impossibles à résumer avec justesse ici, la découverte pourrait éventuellement profiter à ces patientes atteintes d'un cancer du sein HER2 positif et qui, dans certains cas, finissent par développer une résistance au Trastuzumab.

«Les implications que ça peut avoir, c'est que pour les patientes qui sont HER2 négatives au moment du diagnostic, on peut tout de même leur offrir du Trastuzumab, ce qui n'est pas le cas présentement», a conclu Mme Durocher.


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