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COVID-19: Ottawa et les provinces aideront les PME à payer 75 % de leur loyer

logo de Radio-Canada.ca Radio-Canada.ca 2020-04-24 François Messier

Justin Trudeau a indiqué qu'Ottawa aiderait davantage les entreprises, en plus de la subvention salariale déjà consentie. © Sean Kilpatrick/La Presse canadienne Justin Trudeau a indiqué qu'Ottawa aiderait davantage les entreprises, en plus de la subvention salariale déjà consentie.

Ottawa et les provinces tendent la main aux petites entreprises qui peinent à payer le loyer de leur commerce en leur offrant de payer 75 % de la somme pendant trois mois, a annoncé vendredi Justin Trudeau.

«Pour les petites entreprises qui ont 50 000$ en loyer par mois ou moins [...], on va leur permettre de payer seulement 25 % de leur loyer pour avril, mai et juin», a détaillé le premier ministre canadien.

«Du 75 % [qu'elles] ne vont pas payer, le propriétaire absorbera 25 % et le fédéral et les provinces vont prendre le 50 % qui reste, a-t-il détaillé. Ottawa assumera 75 % de cette dernière portion, les provinces, 25 %.»

Seules les PME qui ont temporairement interrompu leurs activités ou dont les revenus précédant la COVID-19 ont diminué d'au moins 70 % seront admissibles, précise un document d'information du cabinet du premier ministre.

Les organismes à but non lucratif et les organismes de bienfaisance auront aussi accès à ce programme, qui sera administré par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL).

M. Trudeau avait indiqué la semaine dernière que son gouvernement comptait lancer un nouveau programme intitulé Aide d'urgence du Canada pour le loyer commercial à cette fin.

Les grandes lignes du programme ont depuis été convenues entre les deux ordres de gouvernement, mais les modalités définitives font toujours l'objet de négociations.

Le Cabinet du premier ministre dit s'attendre à ce que le programme soit opérationnel d'ici le milieu du mois de mai et à ce que les propriétaires d'immeubles commerciaux baissent le loyer des entreprises rétroactivement pour avril et mai.

De très nombreuses PME sont fermées depuis la mi-mars en raison des efforts visant à endiguer la propagation du coronavirus, et elles s’inquiètent de devoir payer leur loyer le 1er mai alors qu’elles n’ont plus de revenus.

Lors d’un témoignage livré jeudi devant le comité des finances des Communes, le président de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, Dan Kelly, disait s’attendre à ce qu’une annonce soit faite vendredi à ce sujet.

Selon lui, 70 % des 30 000 membres de l’organisation paient leur loyer de façon mensuelle, et 55 % d’entre eux disent qu’ils n’ont pas les moyens pour le faire pour le prochain mois.

M. Trudeau n'a pas exclu en conférence de presse que l'aide aux loyers commerciaux soit prolongée – « on verra par la suite », a-t-il laissé tomber.

Le gouvernement aura bientôt d'autres nouvelles pour les entreprises plus grandes, a-t-il également dit.

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Discussion au sommet sur la réouverture de l'économie

Le premier ministre Trudeau a aussi fait savoir qu'il discutera plus tard vendredi de la réouverture graduelle de l'économie du pays avec ses homologues des provinces et des territoires. L'objectif sera de mettre en place des principes et des recommandations qui assureront la sécurité des gens.

«Chaque endroit pourrait avoir une approche distincte, donc si vous voyez aux nouvelles qu’une autre province prévoit assouplir les règles, vous devez continuer de suivre les directives qui s’appliquent à l’endroit où vous vivez», a-t-il ajouté.

Justin Trudeau s'est par ailleurs défendu d'avoir voulu faire la morale aux provinces avec les propos qu'il a tenus jeudi au sujet de la situation « inacceptable » dans les centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) du pays.

«Si vous êtes fâchés, frustrés ou inquiets - vous avez raison de vous sentir comme ça. On doit faire mieux. Parce qu'on laisse tomber nos parents, nos grands-parents, nos aînés», avait-il dit.

Interrogé à ce sujet, il a assuré que tous les paliers de gouvernement devront s'interroger sur ce qu’on aurait dû faire et ce qu’on devra faire dans les mois et années à venir.

«Des discussions sur le bien-fondé d'assujettir ces centres à la Loi canadienne sur la santé pourraient avoir lieu ultérieurement», a-t-il avancé.

Plus de détails à venir.

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