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Pour Legault, la défense de l'environnement passe par l'hydroélectricité

logo de Radio-Canada.ca Radio-Canada.ca 2019-05-26 avec La Presse canadienne
© Graham Hughes

Le premier ministre François Legault a promis « d'électrifier le Québec » à la fin du conseil général de la Coalition avenir Québec qui s'est déroulé sur le thème de l'environnement, en plus de vouloir réduire drastiquement les importations de pétrole de la province.

Pour maximiser l'utilisation de l'hydroélectricité québécoise, François Legault a indiqué lors de son discours de clôture, dimanche, vouloir miser sur trois chantiers : les transports collectifs avec plusieurs projets de tramway, les bâtiments en remplaçant le mazout dans les immeubles gouvernementaux et les entreprises privées.

Ces projets visent également à réduire les importations de pétrole de 40 % d'ici 2030, importations qui mineraient l'économie de la province, selon M. Legault.

Le premier ministre a aussi rappelé son passage à New York la semaine dernière, indiquant que le Québec « va avoir une entente avec New York pour leur envoyer plus d'électricité », provoquant un tonnerre d'applaudissements.

M. Legault croit que si Québec signe un contrat avec « les bons volumes d'hydroélectricité » à vendre aux États-Unis, la province pourra réduire de « cinq millions de tonnes » les émissions de gaz à effet de serre (GES) à l'échelle de l'Amérique du Nord.

« Il n'y a aucun autre moyen qui aiderait mieux à lutter contre les changements climatiques » que d'alimenter en hydroélectricité « les voisins » du Québec, a soutenu François Legault.

Les GES n'ont pas de frontières!

François Legault

Du transport collectif, mais pas de ligne rose

Prolongement du REM, un tramway dans l'est de Montréal, un autre dans la ville de Québec et un troisième sur le boulevard Taschereau sur la Rive-Sud de Montréal, le premier ministre a rappelé son intention de multiplier les chantiers de transport collectif dans la province.

En point de presse, François Legault a toutefois balayé du revers de la main le projet de ligne rose du métro de la mairesse de Montréal, indiquant qu'il coûterait « une fortune ».

Des quelque 32 propositions soumises au cours de la fin de semaine aux 1200 membres réunis dans la métropole, notons que l’imposition d’une consigne sur les bouteilles d’eau, la mise en place de mesures pour lutter contre le suremballage, l’augmentation du recyclage du verre et l’accroissement notable de l’offre et de la qualité du transport collectif ont obtenu des votes favorables.

Cependant, les membres de la CAQ ont refusé qu’une consigne soit imposée sur toutes les bouteilles de plastique, comme celles contenant détergents ou savon à vaisselle, ainsi que sur les bouteilles d’eau.

Samedi, François Legault s’est également refusé à imposer de nouvelles taxes ou des péages dans sa stratégie de lutte contre les changements climatiques.

Questionné sur la conciliation entre sa vision environnementale et le projet du troisième lien à Québec, le premier ministre a voulu apporter quelques nuances.

« Il faut être prudents avec les régions », a indiqué M. Legault en faisant référence à la crise des gilets jaunes en France. « Ce ne sont pas toutes les régions qui ont la densité de population pour développer du transport collectif. »

Pour le premier ministre, les habitants de Chaudière Appalache pourront utiliser un service de transport en communun qui circulerait sur le troisième lien.

Champagne n'est pas convaincu

Nouvellement membre en règle de la CAQ afin de participer à ce conseil général, le militant environnementaliste et metteur en scène Dominic Champagne a dressé un bilan mitigé de son passage samedi au sein des troupes caquistes.

« Je n'ai rien en retour qui me convainc que le gouvernement prend le taureau par les cornes », a indiqué M. Champagne en entrevue à RDI dimanche matin, lui qui salue toutefois la volonté du gouvernement de poser des gestes concrets.

Est-ce qu'il va falloir que la société civile dépasse le cap de la manifestation dans les rues et dans les médias et qu'on se mette en mode solution pour montrer où est la barre?

Dominic Champagne

Le metteur en scène somme entre autres le gouvernement de « se retirer du pétrole » dès que possible.

Le passage de M. Champagne au conseil de la CAQ n'est pas passé inaperçu, le premier ministre y faisant allusion dès le début de son discours de clôture.

« Je ne sais pas si Dieu existe... mais on a Dominc Champagne », a-t-il lancé à ses militants, faisant référence à ses questionnements théologiques en marge des consultations sur le projet de loi 21.

Le premier ministre a cependant mis les pendules à l'heure concernant les moyens de pression de certains groupes militants pour l'environnement, notamment des jeunes étudiants qui campaient à l'extérieur de l'hôtel montréalais où se déroulait le conseil.

« Je veux mettre une chose au clair : les groupes de pression, les groupes de citoyens engagés, on les entend, mais on n'est pas le gouvernement des groupes de pression, a réitéré M. Legault. Le gouvernement de la CAQ travaille pour tous les Québécois. »

Samedi, M. Legault avait déjà lancé ce message, affirmant qu'il fallait avant tout être « pragmatique ».

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