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Baseball majeur: des séries spéciales après une saison spéciale

logo de Le Soleil Le Soleil 2020-09-26 Ian Bussières - Le Soleil
Eric Hosmer et les Padres de San Diego célèbrent après s’être qualifiés pour les séries à la suite d’une victoire face aux Mariners de Seattle, le 20 septembre dernier. © AFP, Sean M. Haffey Eric Hosmer et les Padres de San Diego célèbrent après s’être qualifiés pour les séries à la suite d’une victoire face aux Mariners de Seattle, le 20 septembre dernier.

Les séries de fin de saison débutent mardi dans le baseball majeur avec une formule totalement différente de celles que vous avez connues par le passé. Voici tout ce que vous devez savoir sur ces séries très spéciales qui suivent une saison très spéciale.

Tout d’abord, les amateurs de basketball universitaire américain s’y retrouveront probablement plus facilement que les autres dans la formule adoptée en cette saison marquée par la COVID-19. Pensez aux «brackets» du fameux tournoi du «March Madness», car c’est de cette façon que fonctionneront les séries des ligues majeures de baseball cette année, avec le gagnant d’un duel affrontant obligatoirement le gagnant d’un autre duel déjà désigné jusqu’au bout, sans «reclassement». 

Les séries n’auront également jamais mis en scène autant d’équipes avec 16 plutôt que 10 au cours des dernières années. Ainsi, les champions et les vice-champions des six divisions seront automatiquement qualifiés ainsi que les deux équipes de chaque ligue ayant les meilleures fiches. 

La première ronde donnera lieu à des séries deux de trois où les équipes seront classées de 1 à 8 à commencer par les trois champions de division de la meilleure à la pire fiche suivis des trois vice-champions selon le même principe, puis des deux équipes autres ayant les meilleures fiches. L’équipe classée 1 affronte l’équipe classée 8, l’équipe 2 affronte l’équipe 7, etc. 

Ainsi, les Blue Jays de Toronto, qui se sont qualifiés pour les séries jeudi grâce à une victoire contre les Yankees de New York, devraient affronter les Rays de Tampa Bay, meilleure équipe de la Ligue avec leur relève intouchable menée par Peter Fairbanks et leurs excellents jeunes frappeurs. 

Ensuite, pour les quarts de finale, dans chaque ligue, le gagnant du duel 1-8 affronte le gagnant du duel 4-5 et le vainqueur du duel 2-7 se tape celui du duel 3-6 dans des séries trois de cinq. Par la suite, pour les demi-finales (championnats de ligue), les deux équipes restantes de chaque ligue s’affrontent dans une série quatre de sept dont le vainqueur passera en Série mondiale.

Sites neutres

À noter, tous les matchs à partir des quarts de finale se dérouleront sur des sites neutres, pour des questions de santé et de sécurité, mais aussi d’équité entre les équipes. Ceux de la Ligue nationale auront lieu au Texas (Houston et Arlington) et ceux de la Ligue américaine, en Californie (San Diego et Los Angeles) avec une Série mondiale prévue au Globe Life Park d’Arlington, domicile des Rangers du Texas (qui ne prendront pas part aux séries). 

Les équipes pourront continuer d’utiliser durant les séries un alignement de 28 joueurs et les formations des deux ligues utilisent un frappeur désigné comme le permettaient les règles spéciales de la saison écourtée.

Par contre, rassurez-vous, la règle qui place automatiquement un coureur au deuxième but au début d’une manche supplémentaire n’existe plus dans l’après-saison : on laisse les athlètes jouer jusqu’à ce qu’ils fassent un gagnant sans leur simplifier la tâche de cette façon.

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NEUF FAITS À RETENIR SUR LA SAISON 2020

Comme les neuf manches d’une partie de baseball, voici neuf faits saillants à retenir sur la saison 2020 des ligues majeures.

1. Une micro-saison

Oubliez les saisons écourtées par des conflits de travail en 1981 et 1994! La saison 2020 est la saison la plus courte des ligues majeures depuis... 1878! Cette année-là, les six équipes avaient disputé un calendrier de 60 matchs, le même nombre que cette année. Le moustachu voltigeur de centre des Grays de Providence Paul Aloysius Hines avait remporté la première Triple Couronne de l’histoire des majeures avec quatre circuits, 50 points produits et une moyenne au bâton de .358.

2. Sans le canada

Pour la première fois en plus de 50 ans, c’est à dire depuis l’arrivée des Expos de Montréal en 1969, aucune partie des ligues majeures n’a eu lieu en sol canadien! En effet, en raison de la pandémie de COVID-19, le gouvernement canadien avait interdit aux Blue Jays de Toronto de tenir leurs matchs au Rogers Centre et la formation a donc dû s’établir temporairement au Sahlen Field de Buffalo, domicile de sa filiale AAA. 

© AFP, Dylan Buell

3. Deux matchs sans point ni coup sûr

Il y en avait eu quatre en 2019, trois en 2018, un seul en 2017 et un seul en 2016 dans des saisons de 162 parties. Cette année, deux lanceurs ont réussi un match sans point ni coup sûr dans les ligues majeures, tous les deux avec des formations de Chicago. Lucas Giolito des White Sox de Chicago le 25 août, retirant 13 frappeurs au bâton et passant à un but sur balles d’une partie parfaite, et Alec Mills (photo) de Cubs de Chicago, qui n’en était qu’à son quinzième départ dans les majeures, le 13 septembre.

4. (Autre) record pour les Yankees

Qu’on aime ou qu’on déteste les Bombardiers du Bronx, il faut avouer qu’ils ont une équipe excitante qui fait honneur à son surnom. Les protégés d’Aaron Boone viennent d’ajouter un autre record à une liste déjà longue. Ils ont en effet frappé six circuits ou plus dans trois matchs consécutifs pour un total de 19. Seulement six des 21 frappeurs qu’ils ont utilisés cette saison n’ont pas frappé la longue balle et la parade est menée par le premier but Luke Voit, qui dominait les majeures avec 21 circuits en 51 matchs au moment d’écrire ces lignes, épaulé par ses frères d’armes DJ LeMahieu, Aaron Judge, Gary Sanchez, Clint Frazier et Giancarlo Stanton.

© AFP, Maddie Meyer

5. Le carré cubain des White Sox

Au début du mois d’août, les White Sox de Chicago sont devenus la première équipe de l’histoire des majeures à présenter un alignement où les quatre premiers frappeurs étaient nés à Cuba. La recrue Luis Robert lançait le bal, suivi du troisième but Yoan Moncada, du premier but Jose Abreu et du receveur Yasmani Grandal, tous originaires de la Perle des Antilles. Les White Sox ont eu plus de chance avec leurs recrues cubaines que les Dodgers de Los Angeles, qui entre 2012 et 2015 ont consenti plus de 115 millions $ aux Cubains Hector Olivera, Alex Guerrero et Erisbel Arruebarena, qui ont tous quitté les majeures après y avoir joué, ensemble, 169 matchs.

© AFP, Jamie Squire

6. Un jeune prodige

Le 18 septembre, un kid du Mississippi accomplissait un exploit rare avec les White Sox de Chicago. Le lanceur gaucher Garrett Crochet, sélectionné avec le onzième choix du repêchage de juin, faisait ses débuts dans les majeures à 21 ans. Seulement 55 joueurs ont joué dans les majeures l’année de leur repêchage, le dernier en lice étant Brandon Finnegan des Royals de Kansas City en 2014. Chris Sale, également avec les White Sox, l’avait fait lui aussi en 2010. De plus, Crochet, qui a déjà lancé quelques balles à plus de 101 milles à l’heure, est le 22e joueur à passer directement du repêchage aux majeures sans avoir joué dans les ligues mineures. Le dernier à le faire avant lui était Mike Leake, avec les Reds de Cincinnati, en 2010.

7. Jays : une nouvelle sensation

Déjà bien garnis avec leur brigade de fils d’anciens joueurs vedettes Vladimir Guerrero Jr., Bo Bichette, Cavan Biggio et Lourdes Gurriel Jr., les Blue Jays de Toronto se sont découvert une nouvelle coqueluche depuis le 12 septembre. Le receveur Alejandro Kirk (photo), un Mexicain de 21 ans qui n’avait jamais joué plus haut que le niveau A fort, mais qui avait impressionné depuis sa signature en 2016, fait sa place derrière le marbre. Avec son talent en défensive, son excellent œil au bâton, sans oublier son sourire et son gabarit à la David Ortiz et Pablo Sandoval, il a tout pour plaire aux foules, quand celles-ci reviendront au Rogers Centre. Il a même déjà hérité du surnom très canadien de Captain Kirk!

© AFP, Sarah Stier

8. Les nouveaux dieux de la vitesse

En l’absence du releveur Jordan Hicks, en pause, d’autres lanceurs ont pris sa place au sommet du club des 100 milles à l’heure. Au total, 217 lancers ont dépassé ce cap mythique cette année. Au sommet, on retrouve le partant Josh Staumont (photo) des Royals de Kansas City qui a dépassé les 102 milles à l’heure à deux reprises le 19 août. Javy Guerra des Padres de San Diego a propulsé une balle à 101,7 milles à l’heure, tout comme Brusdar Graterol des Dodgers de Los Angeles. Aroldis Chapman des Yankees de New York? À 32 ans, il a tout de même retiré Rafael Devers au bâton avec une prise à 101.3 milles à l’heure le 17 août!

9. Des partants dominants

Même si le nombre de coups de circuit par match est demeuré sensiblement le même cette saison (2,36 comparativement à 2,78 en 2019 et 2,29 en 2018), quatre lanceurs partants, Shane Bieber des Indians de Cleveland, Corbin Burnes des Brewers de Milwaukee, Trevor Bauer des Reds de Cincinnati et Max Fried des Braves d’Atlanta, risquaient de terminer la saison avec une moyenne de points mérités sous la barre de 2.00. Seulement neuf lanceurs ont accompli l’exploit depuis 1990, dont Roger Clemens, Pedro Martinez, Greg Maddux et Clayton Kershaw à deux reprises chacun, et la dernière saison où quatre partants ont lancé pour moins de 2.00 remonte à 1972, la dernière année avant l’adoption du frappeur désigné dans la Ligue américaine. Bien sûr, on parlait alors d’une saison complète de 162 matchs!

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