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Un rare été sans baseball pour Patrick Scalabrini

logo de Le Soleil Le Soleil 2020-07-12 Ian Bussières - Le Soleil
Patrick Scalabrini © Photothèque le Soleil, Patrice Laroche Patrick Scalabrini

D’aussi longtemps qu’il se souvienne, Patrick Scalabrini a passé ses étés sur un terrain de baseball ou dans l’abri du Stade Canac, comme gérant. En raison de la suspension des activités de la Ligue Frontier et de l’échec de la tentative de tenir un tournoi de joueurs professionnels à Québec et Trois-Rivières, le gérant des Capitales vit maintenant un été pas comme les autres.

Baseball mineur en Estrie, baseball junior avec les Bombardiers de Sherbrooke, baseball universitaire avec les Rainbow Warriors d’Hawaii, baseball indépendant avec les Capitales de Québec et les Goldeyes de Winnipeg, baseball affilié dans l’organisation des Orioles de Baltimore et retour au baseball indépendant avec les Saints de St. Paul et les Capitales, puis gérant des Caps depuis 2009, Scalabrini avait toujours une balle de baseball dans les mains.

«C’est spécial, surtout maintenant car le baseball senior commence en fin de semaine et le baseball junior en début de semaine. Les équipes senior se boostent un peu avec les joueurs des Aigles et des Capitales et c’est correct. Même moi, j’ai eu des offres pour coacher et même jouer... Je crois que ces gens ne réalisent pas qu’on n’est plus en 2007 et que je ne suis plus aussi bon!», rigole l’homme de baseball de 43 ans à propos de l’éventualité de rechausser ses crampons comme joueur.

De retour

«J’ai refusé toutes les offres que j’ai reçues, je veux voir ce que c’est que de passer un été en famille», explique celui qui reprendra son poste avec les Capitales la saison prochaine. «La direction de l’équipe m’a confirmé qu’elle allait me garder dans mes fonctions», indique-t-il, conscient du fait que la reprise ne sera pas nécessairement facile après un arrêt de 20 mois. 

«On parle de 20 mois sans revenu... c’est compliqué. Il faudra être créatifs pour éponger les pertes. On va espérer de l’aide, mais je demeure confiant. Jean (Tremblay, propriétaire des Capitales) est derrière nous et nous avons aussi reçu beaucoup d’appuis dernièrement.»

Si la pandémie diminue ou qu’un vaccin ou un traitement est trouvé d’ici un an, Scalabrini s’attend à une saison intéressante dans la Ligue Frontier. Avec les équipes libérées par le baseball affilié, certaines auraient manifesté un grand intérêt pour joindre la Ligue Frontier et le gérant des Caps estime que le circuit se dirigerait même vers une saison à 20 équipes plutôt qu’à 14 tel que prévu au départ.

Joueurs disponibles

«Il y aura aussi plus de joueurs disponibles du fait qu’il y a moins de rondes au repêchage des ligues majeures», poursuit-il, avouant qu’il a déjà commencé à analyser les statistiques et à cibler des joueurs qu’il aimerait avoir dans son alignement en 2021. «Oui, j’ai commencé à regarder ça, à compter les âges car on fera comme si la saison 2020 avait été jouée. Bref, mon joueur qui aura 28 ans tombera automatiquement dans la catégorie des vétérans.»

Le gérant des Capitales ajoute que seuls quelques uns des joueurs qui devaient porter les couleurs de son équipe cet été ont réussi à se trouver un poste ailleurs. «Il y a peu de ligues qui fonctionnent... Les gars sont en mode survie... Plusieurs vont espérer pouvoir aller jouer au baseball cet hiver en Australie», conclut-il à propos du fait que tout le baseball affilié est présentement en pause. 

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