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William Auclair a un rêve olympique qui ne veut pas mourir

logo de Radio-Canada.ca Radio-Canada.ca 2021-01-15 Guillaume Piedboeuf
William Auclair en bobsleigh (à l'arrière) © Viesturs Lacis William Auclair en bobsleigh (à l'arrière)

William Auclair avait décidé de tourner le dos à l’équipe canadienne de bobsleigh et à son rêve olympique, à la fin de l’hiver 2019. Un an plus tard, son amour pour le sport ne voulait pas mourir. L’athlète de Québec est donc de retour dans le giron de Bobsleigh Canada, les yeux fixés sur les Jeux de Pékin.

«Des fois, il faut quitter quelque chose pour comprendre à quel point ça te manque», lance l’ancien membre de l'équipe d’athlétisme du Rouge et Or.

À l’automne 2018, Auclair avait vécu une sorte de consécration. Quelques mois après avoir mis sa carrière d’ingénieur industriel en veilleuse et après des années d’entraînement pour se convertir au bobsleigh, il avait percé la formation canadienne.

L’équipe était en reconstruction post-olympique et le jeune pousseur s’est vite retrouvé en Coupe du Monde. Trop vite, se rend-il compte aujourd’hui. «C’était un gros stress et des déceptions. Je suis très compétitif et Équipe Canada 3 ne faisait pas très bien. Je venais de quitter mon emploi. J'attendais un revenu de Sports Canada en fonction de mes résultats », explique l'athlète de 27 ans.

Une promotion sur Équipe Canada 2 à la fin de la saison 2018-2019 lui avait permis de signer une excellente 10e position aux Championnats du monde, à Whistler, mais sa décision était déjà prise. L’année suivante, il était de retour sur le marché du travail, laissant le bobsleigh derrière lui.

Trouver sa place

«L’année dernière, quand je travaillais, je savais que je n’étais pas aussi épanoui que j’aurais pu l’être en bobsleigh. J’avais travaillé tellement fort pour avoir ma place et je me suis rendu compte que c'était vraiment ma manière d’approcher l’expérience qui avait été le problème. »

William Auclair poursuit sa préparation physique au Peps de l'Université Laval, cet hiver. © /Radio-Canada William Auclair poursuit sa préparation physique au Peps de l'Université Laval, cet hiver.

Lorsque la pandémie a forcé son employeur à le licencier pour quelques semaines, au printemps, William Auclair a repris l’entraînement à temps plein avec sa copine, la coureuse Aurélie Dubé-Lavoie. Il y a eu un déclic, dit-il.

«J’étais bien à juste m’entraîner, à avoir le strict minimum. J’ai pas besoin de grand-chose pour être heureux. J’ai besoin du bobsleigh et c’est tout.»

Il fallait encore regagner sa place avec Bobsleigh Canada. L'équipe nationale mise notamment sur un flux de joueurs de football professionnels qui se convertissent au sport dans l’espoir d’aller aux olympiques. De puissants athlètes avec qui l’ex-Rouge et Or a dû compétitionner lors de courses de sélection, début novembre.

Une préparation faite à Québec

Maintenant de retour sur l’équipe, Auclair ne doute plus qu'il est à la bonne place. Il a toutefois décidé de ne pas prendre part à des compétitions internationales cet hiver, une option offerte aux athlètes en raison de la pandémie. Il se concentre plutôt sur sa préparation physique.

«Je veux me donner le plus de temps possible pour me préparer en vue des Jeux olympiques. Avec les périodes de confinement, les procédures, le stress mental et physique de la compétition, j’ai jugé que c’était mieux de juste m’entraîner au Peps dans de belles installations. »

William Auclair, qui pousse à droite du bob, est pousseur dans l'équipe nationale. © /Courtoisie William Auclair, qui pousse à droite du bob, est pousseur dans l'équipe nationale.

C’est que comme équipier, c’est lors de tests en septembre prochain qu’il pourra obtenir son billet pour Pékin et non pas en amassant des points sur le circuit de la Coupe du Monde cet hiver.

William Auclair croit en ses chances. Participer aux JO est le seul objectif qu’il a en tête.«Plusieurs athlètes en rêvent et moi aussi. Si je ne les fais pas, est-ce que je vais continuer? Est-ce que je vais arrêter? Ce sont des questions que je ne me pose pas parce que je suis dans le moment présent.»

Avec les informations de Jean-Philippe Martin

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