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Le baseball dans le sang

logo de La Tribune La Tribune 2021-03-27 Jérôme Gaudreau - La Tribune
Deiten Lachance possède le physique de l’emploi. Mesurant maintenant plus de six pieds à l’âge de 15 ans seulement, le Sherbrookois espère percer dans le monde du baseball. © La Tribune, Frédéric Côté Deiten Lachance possède le physique de l’emploi. Mesurant maintenant plus de six pieds à l’âge de 15 ans seulement, le Sherbrookois espère percer dans le monde du baseball.

Pour Deiten Lachance, ce n’était même pas une question. Quitter Sherbrooke à l’âge de 15 ans pour déménager à Montréal afin de participer à l’Académie de baseball du Canada lui semblait tout naturel. Son père l’a fait à l’époque comme tous les meilleurs joueurs de moins de 18 ans de la province. Le chemin vers les collèges américains se trace ainsi devant lui peu à peu.

Ce n’est pas d’hier que l’ancien des Athlétiques de Sherbrooke attire l’attention. Celui qui a appris à marcher sur un terrain de baseball fera partie des 60 meilleurs joueurs invités au programme de l’ABC après avoir été considéré pendant longtemps le meilleur joueur de baseball du Québec dans sa catégorie. 

« Je n’ai entendu que du bien sur ce programme. Mon père est passé par là aussi. Je vais être entouré des meilleurs entraîneurs et je vais affronter d’excellents joueurs. Il fallait que j’y aille sans me poser de question. »

Les Québécois Abraham Toro des Astros de Houston et Russell Martin des Dodgers de Los Angeles avaient également opté pour l’ABC au même âge que Deiten Lachance. 

« Il y a d’autres programmes qui existent, ce ne sont pas tous les joueurs qui passent par ce programme, mais l’Académie de baseball du Canada a fait ses preuves, estime son père Alain Lachance, bien connu en région dans le monde du baseball, tout comme de nombreux membres de sa famille. Deiten sera entouré de préparateurs physiques et de plusieurs autres entraîneurs et spécialistes. Son encadrement sera optimal! »

Sa participation aux différents événements d’évaluation de l’ABC et à la Classique Claude-Raymond lui aura permis de se faire remarquer une fois de plus, sans parler de ses performances aux tournois auxquels Deiten Lachance a participé. 

« Ça fait longtemps que Deiten rêve aux collèges américains. L’ABC lui permettra d’atteindre son rêve », avance Alain Lachance.

Deiten ne sera pas le premier de la région à percer aux États-Unis après un passage à l’ABC. Le Sherbrookois Jason Bégin y est parvenu alors que les jeunes Henri Sauriol, Éric Foy et Hugo Benoit ont tous également intégré l’ABC dans le passé.

« Je serai avec Éric et Hugo, que je connais bien, donc je suis certain que l’adaptation se passera bien! » indique Deiten Lachance.

La famille Lachance est bien connue dans le monde du baseball en région. Le père de Deiten, Alain, évolue encore pour les Expos de Sherbrooke à l’âge de 50 ans. © La Tribune, Frédéric Côté La famille Lachance est bien connue dans le monde du baseball en région. Le père de Deiten, Alain, évolue encore pour les Expos de Sherbrooke à l’âge de 50 ans.

Une tournée aux États-Unis

Malgré la pandémie de COVID-19, Deiten Lachance et son équipe des 16 ans et moins espèrent pouvoir prendre part à une tournée américaine au mois de juillet et au mois d’août. 

Ensuite, après s’être inscrit à l’École secondaire Antoine de Saint-Exupéry, Deiten Lachance pourrait poursuivre ses études au Cégep Ahuntsic tout en évoluant avec l’ABC des 18 ans et moins en espérant recevoir une invitation des collèges américains. 

Si sa position naturelle demeure celle de receveur, il se pourrait bien que le jeune Sherbrookois soit appelé au monticule à l’occasion. 

« Deiten est déjà capable de lancer sa balle rapide à 84 miles à l’heure, informe Alain Lachance, qui évolue encore aujourd’hui pour les Expos de Sherbrooke. Ce que les gens ne savent pas, c’est que j’étais moi aussi receveur quand j’étais plus jeune. Maintenant, je suis surtout un joueur de premier ou troisième but. Deiten lance vite, mais il affrontera aussi des lanceurs qui lancent encore plus vite. Il pourra s’habituer déjà à des lancers de 90 miles à l’heure. Il jouera souvent, mais surtout, il affrontera des adversaires de qualité, ce qui ne peut qu’être bénéfique pour son développement. »

Reste à savoir maintenant si ce chemin le mènera aussi loin que Russel Martin, Abraham Toro. 

« On dit souvent que Deiten marche dans mes pas, mais je pense plutôt qu’il trouvera son propre chemin et il le tracera à sa façon! » estime Alain Lachance. 

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