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Une résidence pour étudiants autochtones près de l’UQTR

logo de Le Nouvelliste Le Nouvelliste 2020-12-18 Gabriel Delisle - Le Nouvelliste
Situé à l’angle de la rue Laurent-Létourneau et de la place Henri-Weber près du boulevard des Récollets, ce terrain boisé devrait accueillir une résidence pour étudiants autochtones. © SYLVAIN MAYER Situé à l’angle de la rue Laurent-Létourneau et de la place Henri-Weber près du boulevard des Récollets, ce terrain boisé devrait accueillir une résidence pour étudiants autochtones.

Trois-Rivières — Une résidence pour étudiants autochtones offrant plusieurs commodités, comme un service de garde, devrait être construite près de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) et devrait accueillir ses premiers locataires en août 2022.

Québec a annoncé il y a quelques semaines sa participation financière pour la construction de cette résidence de 42 unités, mais n’avait pas dévoilé son emplacement. Celui-ci a toutefois été révélé lors de la dernière assemblée publique du conseil municipal.

Afin de permettre la réalisation du projet estimé à 20 millions $ de la Société immobilière du Regroupement des centres d’amitié autochtone du Québec (SIRCAAQ), les élus ont approuvé un avis de motion demandant une modification au Règlement de zonage pour autoriser la construction «de logements sociaux» ainsi que de «certains usages communautaires et de service» à l’ouest de l’intersection de la rue Laurent-Létourneau et de la place Henri-Weber. Ce secteur non loin du campus de l’UQTR accueille déjà plusieurs étudiants.

«On met tous nos efforts pour aller là», confirme Tanya Sirois, directrice générale du Regroupement des Centres d’amitié autochtone du Québec et de sa société immobilière, qui précise que l’acquisition du terrain n’est pas encore complétée. «On effectue des analyses de sol et on demande une modification du zonage pour pouvoir réaliser le projet.»

Le site est toutefois idéal pour les promoteurs du projet. Ils souhaitent intégrer les bâtiments dans la nature du secteur et conserver une partie du boisé. «Il y a des arbres et de l’intimité. C’est un beau site pour les futurs résidents et leur famille. Les résidents pourront vivre leur culture», mentionne Tanya Sirois. «On veut aussi aménager un parc que tout le monde à Trois-Rivières pourrait fréquenter.»

Composée de plusieurs types d’appartements allant de trois à six pièces, la résidence pourra donc héberger des étudiants et les membres de leur famille. La parentalité est souvent un frein aux études et c’est encore plus vrai lorsque l’étudiant habite dans une communauté autochtone située loin des grands centres où se trouvent les institutions d’enseignement supérieur. Voilà pourquoi un service de garde de 37 places du CPE Premier Pas sera construit sur le site.

«Il va y avoir des appartements de plusieurs tailles pour que les étudiants puissent continuer d’aller à l’école avec leur famille», explique Christiane Morin, directrice générale et fondatrice du CPE Premier Pas.

«Ça va faciliter la poursuite des études pour plusieurs parents. Le manque de place de garderie est souvent une raison d’abandon de cours.»

Plusieurs services communautaires destinés aux membres des premières nations seront offerts sur place. Le point de service du Centre d’amitié autochtone de Trois-Rivières doit même y établir ses nouveaux locaux.

D’ici l’ouverture de la résidence prévue pour août 2022, beaucoup de travail reste à réaliser. Le porte-parole de la Ville de Trois-Rivières, Guillaume Cholette-Janson, indique que la conception des bâtiments doit se faire localement.

«C’est un projet prometteur puisque c’est une firme d’architecte de Trois-Rivières qui dessinera les plans et qu’un soin particulier sera apporté pour intégrer des éléments naturels et de l’art autochtone à l’immeuble», mentionne-t-il.

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