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Baseball junior élite: Nicolas Doré conclut sa carrière en champion

logo de Le Quotidien Le Quotidien 2020-09-28 Johanne Saint-Pierre - Le Quotidien
À sa dernière saison dans la Ligue de baseball junior élite du Québec, le Jonquiérois Nicolas Doré a enfin pu soulever le trophée des champions de la saison. Les Diamants de Québec ont remporté un deuxième titre consécutif en vainquant les Ducs de Longueuil 6-5 pour ainsi remporter la série finale 3 de 5. © COURTOISIE À sa dernière saison dans la Ligue de baseball junior élite du Québec, le Jonquiérois Nicolas Doré a enfin pu soulever le trophée des champions de la saison. Les Diamants de Québec ont remporté un deuxième titre consécutif en vainquant les Ducs de Longueuil 6-5 pour ainsi remporter la série finale 3 de 5.

À sa dernière saison dans la Ligue de baseball junior élite du Québec, le Jonquiérois Nicolas Doré aura finalement pu soulever le convoité trophée des champions, puisque les Diamants de Québec ont été sacrés champions de la saison pour une deuxième année consécutive. Ils l’ont emporté 6-5, dimanche, à l’issue du 4e affrontement de la série finale 3 de 5 contre les Ducs, au Stade Paul-Pratte de Longueuil.

Nicolas Doré était comblé, non seulement parce qu’il a pu savourer la conquête du titre, mais aussi d’avoir pu jouer une quatrième et dernière saison malgré la pandémie. Pour le receveur comme pour bien d’autres joueurs, la saison aura été ponctuée de hauts et de bas en raison des incertitudes générées par la COVID-19.

«Être sur le top de la montagne, c’est incroyable», a exprimé le vétéran receveur en entrevue téléphonique. «De savoir qu’à la fin, on a été la seule équipe qui était encore victorieuse, c’est incroyable! Je n’ai pas d’autres mots.(...) Ce n’était pas facile, mais on est tous heureux et comblés.»

Le dernier joueur de la région à avoir soulevé la coupe a été Xavier Tremblay, en 2014 et en 2015, lui aussi avec les Diamants de Québec.

«L’an prochain, je vais continuer de coacher le (Voyageurs) midget AAA et on va voir ce qui va se passer avec le repêchage senior élite et on va peut-être continuer, mais c’était ma dernière année dans le gros calibre», a indiqué celui qui a aussi mis un terme à sa carrière avec les collèges américains. «Ça boucle bien la boucle avec ce championnat et je ne pouvais demander mieux!»

Coéquipiers inspirants

Dans cette victoire d’équipe, Nicolas Doré a tout de même tenu à souligner l’exemplarité de deux de ses coéquipiers qui ont été inspirants durant toute la saison et pour qui il souhaitait ardemment trimer dur pour gagner le titre.

Tout d’abord son coéquipier et ami Neven Dominguez dont les parents vivent en France. «Ça fait quatre ans qu’il ne les a pas vus. Je veux célébrer ça avec lui parce que j’ai été très proche de lui tout l’été. Ça mérite d’être dit combien il est fort mentalement et qu’il a réussi à bien jouer depuis quatre ans. C’est quelque chose d’incroyable. Il peut très fièrement dire, s’il retourne dans son pays voir ses parents, qu’il est double champion junior élite», met en relief le Saguenéen.

Audrey Tremblay ne pouvait rêver d’une meilleure fin de carrière dans le junior élite pour son fils Nicolas Doré. Le vétéran receveur a pu savourer un premier titre de championnat de saison avec les Diamants de Québec. © COURTOISIE Audrey Tremblay ne pouvait rêver d’une meilleure fin de carrière dans le junior élite pour son fils Nicolas Doré. Le vétéran receveur a pu savourer un premier titre de championnat de saison avec les Diamants de Québec.

«(Neven), c’est un joueur important dans l’équipe, fort mentalement et là pour les autres, même quand ça allait moins bien pour lui. Il nous poussait à être meilleurs, même sans le vouloir parce qu’on le voyait persévérer.»

Le Jonquiérois a aussi voulu souligner le courage et la détermination de son coéquipier trifluvien Antoine Gervais, qui a aussi évolué pour les Voyageurs avant d’être échangé aux Diamants en août 2019. «Il a perdu son père ce printemps et il a réussi à être au top de l’alignement, il jouait dans le champ ou à l’avant-champ. Neven et lui, sans qu’ils le sachent, étaient vraiment des forces pour tout le monde. Ils étaient importants pour l’équipe. Quand on passait un moment plus difficile, on regardait ces deux-là et on se disait qu’il y en a qui ont ça beaucoup plus tough que nous et qui se donnent à 100 %. Alors on travaillait pour ces gars-là!»

Beaucoup d’émotions

Les joueurs de 22 ans qui terminaient leur stage junior élite ont eu droit à une photo souvenir avec le précieux trophée. Ils ont pu toucher la coupe, mais les joueurs n’ont pu célébrer le titre comme par le passé, mais ce sera partie remise lorsque les conditions le permettront.

Le 4e match s’est d’ailleurs déroulé sans spectateur dans les estrades. Mais les parents des joueurs ont pu s’installer le long des clôtures du parc pour encourager leur progéniture.

Sa mère, Audrey Tremblay, était évidemment aux anges de voir fiston clore sa carrière junior élite en soulevant la coupe des champions. Présidente de l’organisation des Voyageurs de Jonquière, dans un monde idéal, elle aurait sans doute aimé le voir gagner dans l’uniforme des Voyageurs, mais les échanges font partie de la vie des joueurs et le Jonquiérois n’y a pas échappé.

«C’est certain qu’on ne peut pas espérer une meilleure fin (dans le junior élite) pour Nico. Je l’ai toujours suivi et c’est beaucoup d’émotions en une seule fois.»

Les Diamants ont inscrit le point vainqueur en début de 7e manche et leurs supporteurs ont retenu leur souffle jusqu’à ce que le dernier retrait soit effectué. «C’est quelque chose. (Les Ducs) ne nous l’ont pas donné facile! Les gars n’avaient pas le droit de se sauter dans les bras. Nico s’est couché dans le sable et ç’a été super émotif. Je suis extrêmement fière», a lancé la maman qui a toujours suivi et soutenu fiston.

«Il a commencé avec l’Académie de baseball du Canada, puis il a été avec les Voyageurs (2017 et 2018) avant d’être échangé. L’an passé, ç’a été une année assez particulière parce qu’il avait été échangé à Coaticook et on ne savait plus trop ce qui allait arriver», rappelle Audrey Tremblay. Et pour sa dernière année, là aussi c’était complexe, puisqu’il y aurait pu ne pas avoir de saison en raison de la pandémie. Mais finalement, tout est bien qui finit bien. Le tandem mère-fils rentrait à la maison dimanche soir et va sans doute célébrer l’événement avec le cadet de la famille.

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