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L’Almatois Raphaël Ranger admis au programme élite de l’Académie de baseball de Vauxhall

logo de Le Quotidien Le Quotidien 2021-04-18 Johanne Saint-Pierre - Le Quotidien
L’Almatois Raphaël Ranger, qui termine son sport-études en baseball avec les Pionniers midget AAA du Saguenay-Lac-Saint-Jean, pourra poursuivre son rêve à l’autre bout du pays, puisqu’il a été admis au programme d’élite de deux ans de l’Académie de Vauxhall, en Alberta. © Le Progrès, Gimmy Desbiens L’Almatois Raphaël Ranger, qui termine son sport-études en baseball avec les Pionniers midget AAA du Saguenay-Lac-Saint-Jean, pourra poursuivre son rêve à l’autre bout du pays, puisqu’il a été admis au programme d’élite de deux ans de l’Académie de Vauxhall, en Alberta.

La passion de l’Almatois Raphaël Ranger pour le baseball l’amènera à l’autre bout du pays, à l’automne, alors qu’il se joindra à l’Académie de baseball de Vauxhall, en Alberta. Le jeune homme fera partie des 14 recrues de la formation dirigée par Les MacTavish, dépisteur des Phillies de Philadelphie et anciennement recruteur pour les Mariners de Seattle.

L’athlète de 16 ans a eu le coup de foudre pour son sport à l’âge de cinq ans. Comme bien des jeunes, il a fait ses classes, d’abord dans les rangs du Baseball mineur d’Alma, avant de poursuivre sa progression vers les programmes régionaux du bantam AA et du midget AAA. Écoulant sa deuxième et dernière année avec les Pionniers du Saguenay-Lac-Saint-Jean midget AAA, le Jeannois était à la croisée des chemins quant à la poursuite de sa passion et de ses études.

« J’ai commencé à recevoir des offres de cégeps et de collèges au Québec, mais il n’y avait pas de programme qui m’intéressait », avoue le jeune homme, qui voulait aussi s’améliorer son anglais, un élément essentiel s’il veut poursuivre dans les filières américaines. « J’ai envoyé des vidéos à des high schools en Alberta et en Ontario principalement et deux m’ont donné des nouvelles, dont Vauxhall. »

La bonne nouvelle de sa sélection est tombée mardi. « J’ai eu toute qu’une belle surprise en revenant de l’école. Je ne m’attendais pas à une réponse aussi tôt, mais plus vers la fin de la semaine », raconte celui qui aimerait se tailler une place comme voltigeur au champ gauche ou au champ centre avec les Jets de Vauxhall.

L’Almatois Raphaël Ranger, qui termine son sport-études en baseball avec les Pionniers midget AAA du Saguenay-Lac-Saint-Jean, pourra poursuivre son rêve à l’autre bout du pays, puisqu’il a été admis au programme d’élite de deux ans de l’Académie de Vauxhall, en Alberta. © LE PROGRÈS, GIMMY DESBIENS L’Almatois Raphaël Ranger, qui termine son sport-études en baseball avec les Pionniers midget AAA du Saguenay-Lac-Saint-Jean, pourra poursuivre son rêve à l’autre bout du pays, puisqu’il a été admis au programme d’élite de deux ans de l’Académie de Vauxhall, en Alberta.

Et pourquoi avoir arrêté son choix sur cette académie du sud de l’Alberta ? Pour la qualité du programme et le prestige de l’organisation. « Le niveau de baseball est beaucoup plus élevé et le personnel d’entraîneurs est vraiment plus hot, fait valoir Raphaël Ranger en entrevue téléphonique. Par exemple, l’entraîneur-chef, Les MacTavhish, fait partie du top-100 des Canadiens les plus influents au baseball, et ce, depuis 2008. Tandis qu’en Ontario, c’était un nouveau programme qu’ils développent et il était moins intéressant côté baseball. »

Depuis qu’il a entrepris les démarches en janvier, le fils de Jean-François Ranger et Milène Girard a donc dû se faire valoir par l’entremise de vidéos grâce auxquelles il devait démontrer sa progression durant l’année, comme voltigeur et sa puissance au bâton.

À cet égard, le jeune homme a tenu à souligner le coup de main que lui a fourni son ancien entraîneur du midget AAA, Mathieu Dion, qui a facilité les communications avec le directeur de l’académie et a plaidé sa cause auprès de l’organisation. Car la majorité des joueurs recrutés proviennent de l’Ouest du pays. La présente édition de l’équipe albertaine compte un Ontarien et deux joueurs des Maritimes. D’ailleurs, il semble que Raphaël serait le troisième Québécois seulement invité à se joindre à ce programme élite de deux ans depuis sa création.

« Mathieu l’a vraiment bien “vendu” et c’est lui qui nous a fait croire que tout était possible », souligne Milène Girard. Mathieu Dion a en effet communiqué avec le directeur de l’académie pour arguer que si les données du jeune Almatois n’avaient pas monté beaucoup depuis l’automne, c’est en partie parce que les restrictions liées à la COVID ont ralenti la progression des joueurs. De plus, il a assuré que son ancien protégé pouvait en donner plus et qu’il n’était pas encore à son plein potentiel.

Raphaël Ranger © Le Progrès, Gimmy Desbiens Raphaël Ranger

Déterminé

Même s’il est sélectionné, Raphaël Ranger s’attend à ce que le début de son aventure soit un peu difficile. « Le premier mois risque d’être un peu difficile au niveau de la langue et je pense que ce sera intimidant parce que les lanceurs sont sur la coche, mais je vais certainement m’acclimater assez rapidement. J’espère pouvoir me développer et performer pour avoir une position fixe », a indiqué celui qui espère obtenir des offres de collèges américains ou d’universités une fois son stage de deux ans terminé.

Déterminé à réaliser son rêve d’aller le plus loin possible dans son sport, l’aîné de la famille de quatre enfants travaillera fort pour améliorer son coup de bâton et son travail dans le champ.

Bien sûr, le stage de fiston à l’Académie n’est pas donné, mais la facture comprend tout, incluant les tournois aux États-Unis. Les parents sont prêts à faire ce sacrifice pour leurs enfants. « C’est le fun de les voir performer et suivre leurs rêves comme ça. C’est pas évident, mais quand on voit que ça les complète et que ça les rend super heureux, ça me fait plaisir aussi », explique sa mère, dont les enfants s’épanouissent à travers le baseball, le soccer et la musique pour le petit dernier.

Même si Raphaël sera à l’autre bout du pays, elle n’est pas vraiment inquiète puisque tous les services de l’Académie sont regroupés au même endroit (études, hébergement, cafétéria, salles d’entraînement, etc.). L’Académie est située dans une petite communauté de 1600 âmes. « C’est pas trop inquiétant et il m’a promis un souper Facetime par semaine », a conclu en riant Milène Girard.

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