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Plongeon de haut vol: le site de Tableau passe le test haut la main

logo de Le Quotidien Le Quotidien 2020-09-23 Johanne Saint-Pierre - Le Quotidien
L’immense paroi de Tableau, près de Sainte-Rose-du-Nord, a été le site des essais de plongeon haute voltige, mardi matin. Grâce aux prestations de la Saguenéenne d’origine Lysanne Richard et de son coéquipier Michaël Foisy, Pierre Lavoie et son équipe ont pu avoir la confirmation que le site est idéal pour la tenue de compétitions d’envergure. © COURTOISIE L’immense paroi de Tableau, près de Sainte-Rose-du-Nord, a été le site des essais de plongeon haute voltige, mardi matin. Grâce aux prestations de la Saguenéenne d’origine Lysanne Richard et de son coéquipier Michaël Foisy, Pierre Lavoie et son équipe ont pu avoir la confirmation que le site est idéal pour la tenue de compétitions d’envergure.

Pierre Lavoie et son équipe ont retenu leur souffle plus d’une fois, mardi matin, pendant que la Saguenéenne d’origine, Lysanne Richard, réalisait un vieux rêve de plonger dans le fjord du Saguenay du haut d’un vertigineux promontoire. Des frissons, ils en ont eus et ce n’était pas juste parce qu’il faisait froid!

«C’est là que tu vois (que le plongeon haute voltige) est un sport extrême. Ouf !», s’est exclamé à quelques reprises Pierre Lavoie à l’autre bout du fil, au retour des essais effectués par Lysanne Richard et Michaël Foisy pour déterminer si le site de Tableau, situé près de Sainte-Rose-du-Nord, pourrait accueillir des compétitions nationales, voire internationales de plongeon haute voltige.

Partis à 6h du matin en direction de l’immense paroi lisse qui surplombe la rivière Saguenay, l’équipe de tournage, et surtout les deux artistes du haut vol, ont dû composer avec le froid de l’eau (9,8 degrés Celsius/48 degrés Fahrenheit) et la température à ce temps-ci de l’année. Manteaux d’hiver, tuques et foulards étaient donc de mise, tout comme les combinaisons thermiques.

Mais il aurait fallu bien plus qu’un temps frisquet et de l’eau froide pour faire renoncer Lysanne Richard ! «C’était plus que frisquet. Je dirais que c’était frette!, confirme-t-elle en riant. Mais en même temps, ça faisait tellement longtemps que je rêvais d’avoir cette opportunité-là que je suis contente que ça se soit produit.»

«On est contents et ça confirme que le site est adéquat. C’est magnifique et c’est sûr que si on ajoute 20 degrés Celsius à la température de l’air et de l’eau, ce sera plus facile», ajoute-t-elle en riant.

L’équipe a eu droit à six plongeons au lieu des cinq prévus pour la captation d’images destinées à la production d’une vidéo dont la diffusion ne pourra se faire sans la permission des autorités concernées, dont le Parc marin du Saguenay-Saint-Laurent. En attendant, la bonne nouvelle, c’est que le site a passé le test haut la main. «Les entraîneurs et les plongeurs ont trouvé que c’était un site extraordinaire», assure Pierre Lavoie, très satisfait des résultats.

Un peu de frousse

Pierre Lavoie et son équipe ont aussi vécu quelques moments de frayeur quand Lysanne a raté son premier saut. Rien pour effrayer la plongeuse, mais un stress pour les non habitués.

«Globalement, ça s’est bien passé, même si j’ai fait le pire plongeon de toute ma carrière de haut vol, avoue-t-elle avec humour. J’ai fait mon pire plongeon en 20 ans pour commencer. Dans les circonstances qui ne sont pas les mêmes que d’habitude, je n’avais pas choisi le bon plongeon.»

Malgré l'eau froide, Lysanne Richard a adoré son expérience de plonger dans le fjord du Saguenay.  © ARCHIVES LE QUOTIDIEN Malgré l'eau froide, Lysanne Richard a adoré son expérience de plonger dans le fjord du Saguenay. 

«Dès le départ, dans les airs, j’ai été consciente de mon erreur et j’ai vraiment terminé le mieux possible pour protéger mon cou. Ç’a avait vraiment l’air manqué, mais c’était vraiment la chose à faire. J’ai quand même bien géré l’erreur. Mais après, je suis remontée et j’ai fait trois super beaux plongeons», a raconté la généreuse athlète, qui était heureuse que son coéquipier du jour, Michaël Foisy, ait pu lui aussi concrétiser son rêve de plonger dans le fjord.

Le plongeur de 25 ans, qui pratique le plongeon de haut vol depuis un an et demi, a parfaitement réussi son premier saut, mais pas le second. «Avec l’eau froide, disons que c’est dur d’avoir toute la tête au plongeon. Mais sinon, je suis très heureux d’avoir fait cette expérience. J’ai réussi à sauter de plus haut que d’habitude (23 mètres au lieu de 22)», a indiqué celui pour qui la présence d’une équipe de tournage était aussi un stress inhabituel. «Mais la vue d’en haut était quand même impressionnante avec le fjord. C’est un site qui a vraiment beaucoup de potentiel!»

Pour Lysanne Richard, l’exercice aura été bénéfique. «Nous avons tous les deux gagné en expérience, car c’était quand même des conditions difficiles mentalement et physiquement. Même si ça n’a pas été aussi bien que (Michaël) l’aurait souhaité, c’est ce qui fait qu’il va s’améliorer en tant qu’athlète à partir de ce qu’il a vécu. Tous les deux, on est très positifs et on a une bonne attitude de travail, et je suis vraiment contente de cela.»

«C’est un rêve qui prend vie et ça me fait vraiment plaisir d’être plus impliquée dans la communauté ici», souhaite celle dont la biographie sortira le 22 octobre.

Fabuleux spectacle

Qui dit fjord dit fabuleux et, selon Pierre Lavoie, la présentation d’un événement de haut vol offrirait une expérience incroyable.

«Sincèrement, ça va donner tout un spectacle si on crée l’événement. Il faudra voir avec les instances du Parc marin et autres, mais ça reste une belle façon de mettre le fjord en évidence. Tous les gens présents ce matin ont été impressionnés. Même le représentant de Plongeon Canada nous a dit qu’il s’est promené partout dans le monde et que c’était un site extraordinaire», se réjouit Pierre Lavoie.

Le site aurait même le potentiel pour accueillir les 15 meilleurs plongeurs, hommes et femmes, au monde. «Il y avait trois plongeon installés, dont un à 95 pieds. Il y a un escalier naturel dans la paroi et c’est ce qui est original. Donc, on sait qu’on a un site unique. Même si on était dans un microévénement, on était capable de vivre ce que ça serait.»

Lysanne Richard confirme que le spectacle est fertile en émotions pour le public sur place. «En personne, c’est là qu’on réalise que c’est un sport extrême. Même sans incident, c’est impressionnant parce que c’est fou la rapidité à laquelle on arrive dans l’eau et le bruit de la force de l’impact. Quand on le voit à la télé, on ne réalise pas. Mais quand on est présent, on sent les émotions et on est témoin de la concentration, de la nervosité avant de partir, etc. C’est vraiment une expérience pour le public aussi.»

Les essais de mardi ont donc permis à Pierre Lavoie et son équipe de prendre beaucoup de notes pour que tout se déroule bien si jamais le projet se réalise. Des facteurs comme la variation des marées, par exemple. «C’était vraiment extraordinaire. Il faut que les plongeurs s’adaptent à un plancher qui monte et qui descend. Je les trouve audacieux, mais c’est beau à voir. Tu vois la concentration des athlètes et quand ils réussissent leur saut, tu dis : Wow ! C’est impressionnant. Je pense qu’il y a quelque chose de beau à voir. C’est aussi là que tu réalises que c’est un sport extrême et que ce n’est pas n’importe qui qui peut le faire!»

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