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Un plaisir retrouvé pour Stéfanie Vallée

logo de Le Quotidien Le Quotidien 2020-09-27 Samuel Duchaine - Le Quotidien
Ancienne championne canadienne de kayak en eau vive, Stéfanie Vallée s'est fait plaisir à Cépal, après 15 années loin du kayak. © LE QUOTIDIEN, MICHEL TREMBLAY Ancienne championne canadienne de kayak en eau vive, Stéfanie Vallée s'est fait plaisir à Cépal, après 15 années loin du kayak.

Après 15 ans d'absence, l'ex championne canadienne de kayak en eau vive Stéfanie Vallée a pu renouer avec son sport à l'occasion de la compétition amicale tenue à Cépal samedi. Même si beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis, la flamme de la Saguenéenne n'a pas eu besoin de grand chose pour retrouver sa force d'antan.

Après 15 ans d’absence, l’ex-championne canadienne de kayak en eau vive Stéfanie Vallée a pu renouer avec son sport à l’occasion de la compétition amicale tenue à Cépal samedi. Même si beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis, la flamme de la Saguenéenne n’a pas eu besoin de grand-chose pour retrouver sa force d’antan.

« C’est fabuleux. J’ai l’impression que l’esprit de la rivière vit en moi. C’est mes premiers amours ici. J’ai l’impression de me retrouver, mais dans de nouveaux souliers. J’avais oublié l’effet d’adrénaline que ça te fait et quand tu finis, tu planes. C’est génial. »

Ce sont les premiers mots que Stéfanie Vallée a déclarés à l’issue de sa troisième et ultime descente de la Rivière-aux-Sables avant de poursuivre sur sa passion. « Je pense qu’on peut dire : pagayeur un jour, pagayeur toujours. Tu peux mettre ta passion pour le sport dans un hangar, mais c’est en veille. Ça vient toujours cogner un peu à ta porte. On est plusieurs pagayeurs à se revoir 15 ans plus tard, et on se remémore le bon vieux temps. Mais la même fibre pour l’eau vive est encore là. »

Il faut dire que la Saguenéene n’a rien perdu ou presque de son aisance sur l’eau. Avec un temps de 2 min 6 s, elle a obtenu le meilleur résultat chez les femmes qui ne font pas partie de l’équipe nationale. C’est lors de sa première descente qu’elle a réussi son meilleur chrono.

« La première course, c’était extraordinaire. J’étais dans la fluidité du mouvement, dans le momentum, en connexion avec l’eau et surtout, j’avais beaucoup de plaisir. Je sentais bien mes mouvements, j’avais un super équilibre. J’avais une vision claire en temps réel », raconte celle qui depuis s’est reconvertie en artiste-peintre.

Les choses ne se sont pas bien passées lors de la deuxième descente, si bien qu’elle a décidé de mettre une cerise sur son sundae. « Il est arrivé un petit imbroglio au départ de la deuxième descente. La dame m’a parlé au départ et je n’ai pas compris ce qu’elle m’a dit. J’étais mal, je ne savais pas ce qui se passait. J’ai descendu la rivière en me demandant tout au long s’il y avait quelqu’un qui avait chuté où un danger potentiel. J’avais l’impression de ne pas avoir pu en profiter. J’y suis donc retournée une troisième fois, même s’ils commençaient à enlever le parcours, et là, j’ai retrouvé mes sensations et c’était un bonheur. »

Même si l'eau était froide, une fois dans le bateau, il n'y avait plus rien pour arrêter Stéfanie Vallée. © LE QUOTIDIEN, MICHEL TREMBLAY Même si l'eau était froide, une fois dans le bateau, il n'y avait plus rien pour arrêter Stéfanie Vallée.

Une approche différente

Si Stéfanie a pu pleinement profiter de sa journée, c’est surtout parce qu’il n’y avait pas de pression, pas d’enjeu pour elle. « Je vois ça d’une façon encore plus paisible qu’à l’époque. Il y avait beaucoup d’enjeux, j’étais moins dans le jeu. Je luttais davantage pour aller chercher certaines sensations. Maintenant, même sans entraînement, sans avoir pagayé ici et en slalom depuis 15 ans, il y avait une conjoncture et tout s’est fait automatiquement. Je pense que l’esprit de la rivière me récompense d’avoir fait preuve de résilience avec le temps. Je le vis avec beaucoup de zénitudes. Je me sens vraiment bien sur l’eau. C’est un privilège de voir la rivière animée à nouveau, avec de la belle relève. »

Elle ne regrette en rien sa carrière de kayakiste qui lui aura valu 10 titres de championne canadienne de la descente, même si ce fut plusieurs années de sacrifices. « Je définissais beaucoup de choses dans ma vie par rapport au kayak. C’est lui qui décidait où j’allais, qu’est-ce que j’avais envie. Ça ma aussi redéfini intérieurement. Tu es dans un contexte de sport extrême et tu dois apprendre à être détendu. C’est un défi de chaque instant. Tu dois toujours être en mode adaptation. »

Stéfanie Vallée s'était ennuyée de la sensation de liberté qu'elle éprouve lorsqu'elle est sur l'eau. © LE QUOTIDIEN, MICHEL TREMBLAY Stéfanie Vallée s'était ennuyée de la sensation de liberté qu'elle éprouve lorsqu'elle est sur l'eau.

Le kayak, une inspiration contre la pandémie

Stéfanie Vallée aime voir le côté positif des choses. Elle aime s’inspirer du kayak pour affronter la pandémie. « Il y a peut-être une petite leçon de ça à en tirer avec la vie en général. En ce moment, on est en train de vivre de grands changements et c’est comme si la direction du courant change avec le temps. C’est drôle parce qu’on parle aussi de vague avec la COVID, mais il faut rester dans le moment présent. Il y a moyen de s’amuser dans la vague, d’être en équilibre. J’espère qu’on ne se laissera pas trop abattre par tout ça. »

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