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Un courtier reconnu coupable d'avoir acheté les données confidentielles de Desjardins

logo de La Presse CanadienneLa Presse Canadienne 2021-09-22
© Fournis par La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Un suspect dans l’affaire de vol de données chez Desjardins vient d’être déclaré coupable d’avoir acheté une liste contenant des informations sur «150 000 à 200 000» clients de Desjardins par un comité de discipline de l’industrie du courtage immobilier. 

Le comité de discipline de l’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ) a déclaré Mathieu Joncas coupable d’avoir acheté la liste et de s’être mis en situation de conflit d’intérêts «en permettant ou tolérant» qu’une entreprise dont il est actionnaire accorde des prêts hypothécaires à des emprunteurs qui avaient signé un contrat de courtage avec son agence, Centre hypothécaire Dominion Accès. 

M. Joncas a 30 jours pour faire appel. Les sanctions disciplinaires n’ont pas encore été déterminées. Aucune accusation criminelle n’a encore été portée dans l’affaire Desjardins.


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«Au courant ou vers les années 2016 ou 2017, [Mathieu Joncas] a acheté à un tiers des listes de potentiels clients comportant des renseignements confidentiels, et ce, sans se soucier ou s'assurer que ceux-ci avaient consenti à la transmission de leurs données personnelles», tranche la syndique Julie Pinet. 

«Vers les années 2017 ou 2018», le courtier de Québec a vendu ces mêmes listes à un courtier hypothécaire afin qu’il effectue de la sollicitation de clients. 

M. Joncas a reconnu avoir payé environ 100 000 $ pour obtenir la liste. Il s’est défendu en affirmant que les informations contenues dans la liste étaient accessibles et contenaient des renseignements «sans importance». «À notre avis, cette affirmation de l’intimé n’a aucun fondement ni crédibilité», peut-on lire dans le jugement de 52 pages suivant les audiences tenues au printemps dernier.

Le comité disciplinaire note également que le courtier a effacé tout le contenu de son ordinateur en juin 2019, au moment où l’affaire du vol de données a été rendue publique. Le comité juge cette action incriminante. «S’agit-il d’une coïncidence? Nous ne le croyons pas.»

Stéphane Rolland, La Presse Canadienne

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