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À Montréal, un budget axé sur l’économie et l’environnement

logo de Le Devoir Le Devoir 2018-11-08 Jeanne Corriveau
Lundi, Valérie Plante a assuré que les augmentations de taxes pour 2019 ne dépasseraient pas l’inflation. © Jacques Nadeau Le Devoir Lundi, Valérie Plante a assuré que les augmentations de taxes pour 2019 ne dépasseraient pas l’inflation.

Si Valérie Plante tient parole, les hausses de taxes imposées aux Montréalais en 2019 ne devraient pas dépasser 1,72 %, soit le taux d’inflation anticipé du Conference Board du Canada. Le budget de la Ville de Montréal que présentera jeudi l’administration Plante-Dorais mettra en avant l’économie et l’environnement, a prévenu la mairesse mercredi.

 

L’administration tentera de faire oublier le budget de l’année précédente. En janvier dernier, la mairesse Plante avait brisé une de ses promesses électorales en imposant des hausses de taxes moyennes de 3,3 % aux propriétaires montréalais, dépassant ainsi le taux d’inflation anticipé de 2,1 % pour 2018. La mairesse s’était défendue en affirmant que sa promesse électorale concernait uniquement les taxes foncières et non la taxe d’eau, qui avait été haussée de 1,1 %.

 

Lundi, Valérie Plante a assuré que les augmentations de taxes pour 2019 ne dépasseraient pas l’inflation. Le budget de son administration comportera notamment des mesures pour les commerçants et pour l’habitation. Vérification faite auprès du Conference Board du Canada, le taux d’inflation anticipé pour la région de Montréal pour l’année 2019 est estimé à 1,72 %.

 

« Je dirais que c’est le premier budget de notre administration. Celui de l’année dernière était plutôt un budget de transition », a commenté la mairesse Plante mercredi matin lors de la séance hebdomadaire du comité exécutif.

 

« Non seulement ça va mettre nos priorités en avant, mais c’est un budget qui sera pro-économie et pro-environnement parce que nous considérons que les deux ne vont pas en opposition, mais au contraire, ils vont de pair. »

 

À la veille du dépôt du budget, l’opposition à l’Hôtel de Ville a réclamé de l’administration qu’elle limite à 1 % les hausses de taxes tant pour le secteur résidentiel que pour le secteur non résidentiel. Le chef d’Ensemble Montréal, Lionel Perez, demande aussi que le taux de taxation pour les immeubles non résidentiels soit moindre pour la première tranche de valeur financière de 500 000 $. L’élu presse également l’administration de limiter à 2 % la croissance des dépenses.

 

Le PTI

 

En 2018, le budget de la Ville avait atteint 5,47 milliards, soit un bond de 5,3 % par rapport à l’année précédente.

 

Les arrondissements qui avaient subi les hausses de taxes les plus élevées étaient, dans l’ordre, Rosemont–La Petite-Patrie (5,6 %), Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension (5,4 %), Outremont (4,5 %) et Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce (4,2 %).

 

De leur côté, les maires des villes liées avaient fustigé ce budget qui leur imposait une hausse moyenne de 5,3 % des quotes-parts que leurs municipalités doivent verser à Montréal.

 

L’administration Plante-Dorais présentera aussi le programme triennal d’immobilisations (PTI) 2019-2021, qui détaille les investissements pour les trois prochaines années. Au cours des dernières années, la Ville avait pris l’habitude de déposer le PTI à une autre date.

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