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Le portrait de la génération Z

logo de Le Quotidien Le Quotidien 2019-10-16 Annie-Claude Brisson - Le Quotidien
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Les futurs travailleurs âgés de 14 à 26 ans s’intéressent davantage aux professions traditionnelles et sont attirés par l’entrepreneuriat. La génération Z résume la réussite de la vie par l’équilibre et la passion. Elle place le plaisir et le bien-être devant le prestige et l’argent. Nés après 1993, ces jeunes carburent aux défis et à l’apprentissage. Ils espèrent des employeurs écoresponsables qui mettent la diversité au premier plan et qui contribuent de façon positive à la société. Toutefois, les Z ne se sentent pas bien préparés pour leur entrée sur le marché du travail et s’avouent inquiets.

Voilà ce qui ressort du rapport La génération Z du Québec et sa vision du milieu du travail publié par l’organisme Academos. Le vaste sondage a permis d’établir huit constats au sujet de la génération Z.

Près de la moitié des répondants, soit 46 %, a déjà fait le choix de la profession qu’elle occupera. La génération Z, qui est la première à être née avec le numérique, s’intéresse encore aux professions traditionnelles (74 %) plutôt qu’aux professions émergentes. « À cet âge, les jeunes sont encore grandement influencés par leurs parents. Comme ces derniers pratiquent généralement des professions traditionnelles, ce sont ces professions qui viennent à l’esprit des jeunes lorsqu’ils réfléchissent à leur choix de carrière », explique, à travers le rapport, la professeure du Département de sociologie de l’Université d’Ottawa et membre de l’Observatoire Jeunes et Société, Diane Pacom.

Le « métier » d’entrepreneur est l’ultime choix de carrière des Z. Cela ne les empêche pas de miser sur l’équilibre travail-vie personnelle. Après tout, le plaisir est, pour eux, la première valeur au travail suivie de la santé et bien-être et du climat de travail. En revanche, l’argent se classe au sixième rang des valeurs et le prestige au dernier rang. Le sondage confirme que le travail et la vie personnelle occupent une place similaire dans leur vie.

Les Z rechercheront un environnement stimulant qui comprendra notamment des possibilités d’avancement ainsi qu’un accès à la formation et au perfectionnement. À travers leurs choix de carrière, ces jeunes accorderont de l’importance à la diversité en milieu de travail, à l’impact social de l’employeur et au respect des principes de développement durable.

L’analyse des réponses faites dans le rapport permet de conclure que les jeunes ont encore tendance à faire des choix de professions genrées. Ainsi, près de 16 fois plus d’hommes rêvent aux métiers de mécaniciens, d’électriciens, de charpentiers-menuisier ou de plombiers alors que quatre fois plus de femmes désirent devenir psychologues, thérapeutes ou travailleuses sociales.

À la veille d’amorcer leur vie professionnelle, les répondants font face à de l’excitation (25 %), à du stress (22 %) et à de l’inquiétude (14 %).

« Chose certaine, pour attirer, mobiliser et retenir la relève, les entreprises auront tout avantage à miser sur la flexibilité, les possibilités d’avancement, l’impact social et la diversité de leur milieu. Le bien-être des employés devra se retrouver au cœur de leurs préoccupations afin d’offrir un environnement de travail à la fois stimulant, équilibré et passionnant à la jeune génération », peut-on lire en conclusion du rapport.

Méthodologie

Le sondage maison qui est à l’origine du rapport a été acheminé à 72 000 jeunes nés après 1993 et inscrits sur Academos. Au final, il a été complété par 1268 jeunes âgés de 14 à 26 ans et habitant dans toutes les régions du Québec.

« La génération Z est généralement reconnue pour maîtriser la technologie, être socialement engagée, avoir l’esprit entrepreneurial et être volatile. On l’appelle également “génération 4C”, pour créative, confiante, connectée et collaborative. Afin de la cerner, plusieurs enquêtes ont été réalisées, au cours des dernières années, aux États-Unis, en Europe et même au Canada anglais, mais peu a été fait jusqu’à maintenant au Québec, particulièrement concernant sa vision du marché du travail », peut-on lire dans le rapport.

La présidente fondatrice d’Academos, Catherine Légaré, espère que l’outil sera un atout aux acteurs du monde de l’éducation et de l’orientation ainsi qu’à ceux qui embaucheront la génération Z. « Avec ce rapport, nous souhaitons permettre aux employeurs de mieux connaître la prochaine génération de professionnels afin qu’ils puissent mettre en place des stratégies pour mieux répondre à ses besoins et la mobiliser », a-t-elle mentionné, par voie de communiqué.

Mentorat virtuel

Rappelons qu’Academos est un organisme à but non lucratif qui offre une application de mentorat virtuel. L’outil permet aux jeunes de 14 à 30 ans de discuter du monde du travail avec près de 3000 professionnels, dont plusieurs proviennent du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

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CEUX DE LA RÉGION VEULENT S'ÉPANOUIR

La génération Z du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de l’Abitibi-Témiscamingue, de la Côte-Nord, de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine et du Nord-du-Québec rêve de devenir médecin spécialiste, enseignant au secondaire et programmeur-développeur en médias interactifs.

Elle a comme principal objectif de carrière de s’épanouir dans un domaine ou une profession qui le passionne (45,3 %). Elle espère également contribuer à un changement positif dans la société (18,6 %) et être reconnue comme une experte dans son domaine (12,8 %).

Les répondants au sondage d’Academos provenant de ces régions aimeraient, presque à égalité, posséder leur propre entreprise (33,7 %) ou être employés (32,6 %). Ils sont tout aussi nombreux à ne pas fermer la porte à cette possibilité (33,7 %).

À quelques années de faire leurs premiers pas sur le marché du travail, ils espèrent travailler pour une moyenne et petite entreprise, bien avant une grande entreprise. 

La génération Z de ces régions fait face à quelques inquiétudes, dont le fait de ne pas trouver un métier qu’elle aime, de ne plus avoir de temps libre et de devoir trop travailler et de ne pas être à la hauteur.

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QUI SONT LES Z?

La génération Z est constituée de jeunes nés après 1993. Elle représente 7,3 millions de Canadiens. Cette partie de la population représentera, d’ici 2020, 20% de la main-d’oeuvre mondiale. 

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