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Discorde à Ottawa sur l’ingérence chinoise

Discorde à Ottawa sur l’ingérence chinoise L’opposition conservatrice s’est emparée des récentes allégations d’ingérence chinoise au Canada pour reprocher au gouvernement Trudeau de n’avoir rien fait pour y répondre. Les conservateurs accusent les libéraux d’avoir quelque chose «à cacher» dans ce dossier. L’un d’eux a même insinué que ce serait parce que des élus libéraux auraient eux-mêmes été financés par Pékin. La nouvelle a secoué la classe politique. Le Parti communiste chinois aurait financé 11 candidats aux élections fédérales de 2019, membres du Parti libéral et membres du Parti conservateur, dans le cadre d’une vaste opération d’ingérence étrangère. Le premier ministre Justin Trudeau et certains de ses ministres en auraient été informés en janvier dernier, selon le réseau Global News. Les conservateurs demandent donc tous les jours au gouvernement, depuis lundi, qui sont ces candidats et quels gestes ont été posés pour sévir contre eux et contre les entremetteurs de Pékin. Le gouvernement martèle que ses agences de renseignement veillent au bon déroulement des scrutins. François-Philippe Champagne, ministre de l’Innovation et l’Industrie, a passé la semaine à sommer les conservateurs de ne pas faire de récupération politique. «Sur des questions comme ça, il faut s’en tenir aux faits. Je pense qu’il est dangereux de politiser une telle question. On parle de démocratie.» Le chef Pierre Poilievre s’en est pour sa part tenu à demander au gouvernement s’il avait averti la commissaire aux élections fédérales (les libéraux n’ont pas répondu). Les experts en matière de renseignement s’inquiètent depuis des années des efforts d’ingérence étrangère menés notamment par Pékin. «Poser des questions sur cet enjeu est important», confirme Stephanie Carvin, professeure associée à l’Université Carleton et ancienne analyste au Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS). «Mais de suggérer, sur la foi de cet article citant des sources anonymes, que des individus sont déloyaux ou payés par la Chine, c’est inopportun», ajoute l’experte. «Nous savons que les systèmes électoraux sont l’une des principales cibles de la désinformation. Alors il y a un risque que ce genre de propos nourrissent ces efforts qui cherchent à miner notre démocratie.»

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