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France | Macron perd sa majorité

France | Macron perd sa majorité À force de refuser de faire campagne, le président français, Emmanuel Macron, a perdu sa majorité absolue à l’Assemblée nationale à l’occasion du second tour des élections législatives qui se tenaient le dimanche 19 juin. À l’opposé, le Rassemblement national, présidé par Marine Le Pen, et la coalition des partis de gauche, la Nouvelle Union populaire, écologiste et socialiste (Nupes), dirigée par Jean-Luc Mélenchon, font tous deux une entrée en force à l’Assemblée nationale. Même s’il représente la première force politique, avec 246 députés, le parti présidentiel rebaptisé Ensemble ! est très loin des 289 élus qui lui permettraient de gouverner sans alliance. La principale réforme du programme présidentielle, le report de la retraite à 65 ans, semble pour l’instant mort-née. Alors qu’il n’avait pas de groupe reconnu à l’assemblée, le Rassemblement national a multiplié par dix le nombre de ses députés pour atteindre 89 élus, dépassant même celui des Républicains. Avec 142 élus, à défaut de devenir premier ministre comme il le proclamait, Jean-Luc Mélenchon dirigera le premier groupe d’opposition. « C’est l’échec de la Macronie, l’échec moral de ceux qui donnaient des leçons à tout le monde », disait-il. Impassible, la première ministre, Élisabeth Borne, a qualifié la situation d’« inédite » et a appelé à « construire une majorité d’action […]. Il n’y a pas d’alternative à ce rassemblement pour garantir à notre pays la stabilité ». Alors qu’elle était dans tous les esprits, la possibilité d’une alliance entre Ensemble ! et la soixantaine d’élus du parti de droite Les Républicains a aussitôt été rejetée par son président, Christian Jacob. « Nous avons fait campagne dans l’opposition, nous sommes dans l’opposition et nous resterons dans l’opposition. » À droite comme à gauche, nombreux sont ceux qui estiment qu’il sera difficile de tenir cinq ans avec une telle Assemblée et qu’une dissolution suivie de nouvelles élections n’est pas impossible.

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