Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

Le défi de combler le retard économique de la nation atikamekw

logo de Radio-Canada.ca Radio-Canada.ca 2019-01-24 CBC/Radio-Canada
Le défi de combler le retard économique de la nation atikamekw © Yessica Chavez Le défi de combler le retard économique de la nation atikamekw

Une délégation de jeunes atikamekw et leur grand chef participent à l'Expo Entrepreneurs 2019. Comme son nom l'indique, cet événement rassemble des entrepreneurs, mais aussi des organismes de soutien dans ce domaine et des experts, durant deux jours.

Cette année, les organisateurs ont voulu accorder une importance particulière aux Autochtones. Le grand chef du Conseil de la Nation Atikamekw, Constant Awashish, se réjouit de cette initiative. Il croit qu’il est primordial d’encourager la fibre des affaires chez les jeunes.

« C’est très important pour nous de pouvoir développer ce volet-là au sein de nos communautés. […] Nous les Atikamekws, on est comme 60 ans en arrière au niveau du développement socio-économique. La situation dans nos réserves met un frein à notre développement à beaucoup d’occasions. », explique-t-il.

Toutefois, pour le grand chef, il est hors de question de se laisser décourager. Il estime qu’il ne faut pas limiter ses efforts à améliorer le système d’éducation ou celui de la protection de la jeunesse.

Pour leur part, les jeunes membres de la délégation étaient bien heureux de participer à cette exposition.

« C’est une fierté. C’est le fun. On n’est pas mis à part, ils sont plutôt fiers de nous recevoir et c’est agréable qu’on s’intéresse à nous, à notre culture. Ils veulent nous aider à développer tous les aspects de notre culture et notre esprit de jeunes entrepreneurs », confie Charline Hébert, une des participantes atikamekw.

La jeune femme veut prendre les rênes de la pourvoirie familiale. En participant à l’exposition, elle souhaite trouver des conseils pour mieux établir son plan d’affaires qui vise à créer plus de services dans la compagnie familiale.

Pour les jeunes Autochtones, le fait d’habiter sur une réserve peut constituer un frein à l’obtention d’un financement d’une institution financière.

« C’est sûr que quand on parle d’entrepreneuriat autochtone, on doit faire face à des défis supplémentaires et qui nous sont bien spécifiques, mais c’est justement l’idée derrière notre participation à l’exposition : trouver des accompagnateurs et des contacts qui peuvent nous aider », illustre Charline Hébert.

« Le fait qu’ils habitent où on ne peut pas saisir les biens en vertu de la Loi sur les Indiens, ça crée une problématique. On n’a pas de famille qui nous lègue des fortunes pour pouvoir démarrer. C’est tout le temps une question de capital qui est difficile », ajoute le grand chef.

Il estime cependant qu’il est possible d’être fier de sa culture et qu’elle peut représenter un potentiel d’attrait économique.

« Ce que je dis, c’est qu’il ne faut pas voir la culture atikamekw comme un coût, mais plutôt comme une valeur ajoutée pour l’économie », plaide Constant Awashish.

Publicité
Publicité
image beaconimage beaconimage beacon