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Le vaccin contre la COVID-19, un casse-tête pour les femmes?

Le vaccin contre la COVID-19, un casse-tête pour les femmes? L’offre du vaccin d’AstraZeneca aux 45 ans et plus a plongé mardi nombre de jeunes femmes, plus à risque de thromboses, dans un nouveau dilemme. Mardi, le gouvernement du Québec a choisi d’abaisser à 45 ans l’âge minimal pour avoir accès au vaccin d’AstraZeneca. Le vaccin est associé à de très rares mais graves cas de thromboses, rapportés dans plusieurs pays, majoritairement chez des femmes. «Pour bien des femmes de 45 à 55 ans, ça reste un gros point d’interrogation. On parle de risques de thrombose de 1 sur 100 000 en général, mais quel est le risque réel pour de jeunes femmes?» — Dr Diane Francoeur, obstétricienne gynécologue au CHU Sainte-Justine En conférence de presse, le directeur de santé publique, Horacio Arruda, a affirmé mardi qu’il s’agissait d’un vaccin «sécuritaire.» Mais plusieurs médecins contestent tout de même l’ouverture du vaccin aux femmes à risque. «Pourquoi ne pas offrir ce vaccin d’abord aux hommes? Jouons de prudence et offrons-le d’abord aux autres populations moins à risque.» — Nimâ Machouf, chercheuse et épidémiologiste à l’Université de Montréal Alors que des centres de vaccination peinent à écouler leurs doses des vaccins Moderna et Pfizer, Mme Machouf juge que ces doses devraient être dirigées par précaution vers des femmes à risque. Au Canada, deux cas de thromboses postvaccin ont été rapportés à ce jour, notamment chez une Québécoise en voie de guérison. Des médecins gynécologues inquiets appellent quant à eux à plutôt vacciner en urgence les femmes enceintes, compte tenu des complications graves observées ailleurs au Canada.
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