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Québec navigue à l'aveugle dans sa lutte contre les changements climatiques

Québec navigue à l’aveugle dans sa lutte contre les changements climatiques Le gouvernement du Québec dépense les deniers du nouveau « Fonds vert » à l’aveuglette, selon la Commissaire au développement durable. Des sommes de plus de cinq milliards de dollars doivent servir à financer des mesures de lutte contre les changements climatiques sans même que le ministère de l’Environnement ait évalué leur efficacité. D’après les constats de la commissaire Janique Lambert, le gouvernement de la Coalition avenir Québec s’est engagé à verser 5,4 milliards du FECC dans des actions climatiques… dont les effets n’ont même pas été évalués. Québec compte en grande partie sur les mesures financées par le FECC pour atteindre ses objectifs de réduction des gaz à effets de serre (GES) et de carboneutralité en 2050. Or, le gouvernement a déjà pris du retard, selon la commissaire Lambert. La Commissaire au développement durable se montre aussi critique de la mise en œuvre de la Politique énergétique 2030, lancée en 2016. La politique est conçue pour réduire de 40 % la dépendance du Québec aux produits pétroliers, mais aussi pour améliorer de 15 % l’efficacité énergétique et augmenter de 25 % la production d’énergies renouvelables. Alors que la consommation de produits pétroliers devait reculer de près de 697 millions de litres au 31 mars 2021, elle a en fait reculé de seulement 282,5 millions de litres. En ce qui a trait à la réduction des émissions de GES découlant de la mise en œuvre de la Politique énergétique, la commissaire a calculé une réduction de 1,4 million de tonnes au 31 mars 2021, alors que la cible était de 3,5 millions de tonnes. Aux yeux de la porte-parole de Québec solidaire en matière d’environnement, Émilise Lessard-Therrien, le rapport de la commissaire Lambert ne fait que démontrer que les actions climatiques du Québec ont été un « échec ». Pour le porte-parole de Greenpeace, Patrick Bonin, ce rapport est « une nouvelle preuve que le gouvernement Legault ne prend toujours pas la crise climatique au sérieux

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