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Roberge approuve un programme «insuffisant» pour former des profs

Roberge approuve un programme «insuffisant» pour former des profs Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge a autorisé l’Université de Montréal à offrir une nouvelle maîtrise en enseignement malgré l’avis défavorable d’un comité d’experts ayant jugé le programme «insuffisant». M. Roberge a donné le feu vert à une maîtrise en éducation préscolaire et primaire de 60 crédits, qui équivaut à la moitié du baccalauréat de quatre ans ouvrant la voie à la profession. Le Comité d’agrément des programmes de formation à l’enseignement (CAPFE) avait pourtant rejeté le projet de maîtrise. «Bien que le CAPFE reconnaisse la qualité du dossier soumis, le projet ne répond pas entièrement aux orientations et aux encadrements ministériels», indique le verdict du Comité. Le ministre Roberge aurait ainsi pris la décision d’ignorer la recommandation du Comité, dont les avis sont généralement suivis à la lettre par les ministres de l’Éducation. Cette intervention «politique» du ministre Roberge provoque des débats enflammés au sein des facultés d’éducation. «On n’a pas le choix d’agir, on a hérité d’une pénurie de personnel scolaire plus importante qu’on le pensait», dit Jean-François Del Torchio, porte-parole du ministre de l’Éducation. Aux dernières nouvelles, 2200 profs travaillent dans les écoles sans détenir de brevet d’enseignement en raison de la pénurie. La nouvelle maîtrise de l’UdeM vise à former ces enseignants dits «non légalement qualifiés» et d’autres diplômés qui décident de réorienter leur carrière.
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