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Une peinture de bande cyclable plus résistante

logo de Radio-Canada.ca Radio-Canada.ca 2019-05-11 avec Marie Maude Pontbriand

Après l'hiver, la plupart des bandes cyclables ont souvent partiellement ou complètement disparu. Cette année une artère fait exception : le chemin de la Canardière se démarque par ses lignes d'un blanc étincelant délimitant la zone cyclable. La Ville de Québec y a testé un nouveau type de marquage à l'époxy.

La Ville a profité des travaux majeurs effectués au chemin de la Canardière dans les dernières années pour essayer cette nouvelle technique de marquage à l'époxy incrusté.

Puisque la rue était refaite à neuf et que l'asphalte resterait intact pendant de nombreuses années, c'était le moment idéal pour tester la technique, explique Jean-François Martel, chef de l'équipe mobilité durable au Service de la planification, de l'aménagement et de l'environnement à la Ville.

« On utilise un type de peinture qui est plus résistant et qui adhère mieux à l'asphalte, mais en plus on vient faire une petite encoche dans l'asphalte pour s'assurer que la peinture est au niveau de l'asphalte. »

L'incrustation permet de protéger la peinture contre le passage et la friction des déneigeuses.

Contrairement à la peinture utilisée sur la majorité du réseau cyclable, les lignes peintes sur le chemin de la Canardière n'ont donc pas été effacées.

Ça a très bien fonctionné, dès le début du printemps on s'est rendu compte que c'était toujours aussi beau.

Jean-François Martel, Ville de Québec

Des cyclistes enthousiastes

Non seulement la Ville est satisfaite, mais les échos des citoyens sont tout aussi positifs. « On le voit dans le sourire des cyclistes et sur les médias sociaux que les gens sont agréablement surpris de voir que dès que la neige a fondu, les lignes apparaissent aussitôt », affirme M. Martel.

Pour les cyclistes, le marquage est avant tout une question de sécurité. « L'absence de ligne peut créer un petit peu d'ambiguïté à savoir qui doit être où dans la rue. C'est plus sécuritaire quand on sait que les voitures passent là, les vélos passent là », souligne le vice-président de la Table de concertation vélo des conseils de quartier, Yan Turgeon.

Le cycliste est épaté par la blancheur des lignes qui démarquent la bande cyclable sur le chemin de la Canardière. « C'est le marquage de l'an dernier, il est encore brillant, il est encore impeccable », a-t-il confié lors d'une entrevue réalisée dans le secteur.

Expérience à répéter?

La Table de concertation vélo des conseils de quartier espère que la Ville instaurera ce type de marquage à plus grande échelle sur son réseau cyclable.

Le chef de l'équipe mobilité durable de la ville appelle plutôt à la patience.

« On n’essaie pas des nouvelles technologies comme ça qui sont plus dispendieuses pour seulement un hiver de plus, donc on va essayer de voir dans les prochaines années combien de temps la peinture tient. »

L'époxy incrusté coûte environ 10 fois plus cher que la peinture à l'eau souvent utilisée pour le marquage.

« L'erreur ce serait de le mettre partout sans réfléchir à quand on aura des travaux de réfection à faire sur la chaussée. Étant donné que c'est plus dispendieux si on a des travaux prévus avant la fin de vie utile du marquage, on vient faire un mauvais investissement. »

La Ville espère que l'époxy incrusté résistera à l'hiver pendant au moins 7 ans.

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