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Douglas Toro, bien plus que «le frère de l'autre»

logo de La Voix de l'Est La Voix de l'Est 2021-07-24 Jonathan Gagnon - La Voix de l'Est
En date de vendredi matin, Toro figurait parmi les meneurs chez les Castors pour ce qui est des coups sûrs, des points produits et de la moyenne au bâton. Et le voltigeur de 37 ans ne semble pas près de ralentir. © LA VOIX DE L’EST, JULIE CATUDAL En date de vendredi matin, Toro figurait parmi les meneurs chez les Castors pour ce qui est des coups sûrs, des points produits et de la moyenne au bâton. Et le voltigeur de 37 ans ne semble pas près de ralentir.

Non, Douglas Toro n’a pas atteint le baseball majeur comme son frangin Abraham, mais il demeure bien plus que « le frère de l’autre ». Il aura eu besoin d’à peine un mois pour devenir un élément essentiel chez les Castors d’Acton Vale, dans la Ligue de baseball majeur du Québec.

En date de vendredi matin, Toro figurait parmi les meneurs de son équipe pour ce qui est des coups sûrs (neuf), des points produits (neuf également) et de la moyenne au bâton (,391). Et le voltigeur de 37 ans ne semble pas près de ralentir.

« C’est vrai que les choses vont assez bien pour moi... », a-t-il commenté, avec un sourire dans la voix, en entrevue cette semaine.

N’empêche que comme bien d’autres, le natif du Venezuela rêvait lui aussi de jouer dans les ligues majeures. Sa carrière a toutefois plafonné avec les Capitales dans l’ancienne Ligue Can-Am en 2012.

« Dans mon cas, ce n’était pas vraiment une question de talent. Je me considère toujours comme un frappeur professionnel. Mais malheureusement, encore aujourd’hui, les clubs des ligues majeures ne recrutent pas au Québec », a affirmé Toro, aussi copropriétaire du Centre de balles intérieur Grand Chelem à Montréal.

« On aurait vraiment besoin d’une grande restructuration du système québécois, parce que l’expérience que j’ai vécue, c’est aussi l’histoire de plein de jeunes d’ici. »

Heureux à Acton Vale

Douglas Toro n’est toutefois pas gêné d’évoluer dans la LBMQ depuis une quinzaine d’années, bien au contraire. Il peine d’ailleurs à croire que des joueurs comme ses nouveaux coéquipiers Sasha Lagarde et Emmanuel Forcier n’aient pas eu l’occasion de se faire valoir à un niveau supérieur.

Les Castors ont acquis Toro dans une transaction impliquant aussi les Cascades de Shawinigan et le Blue Sox de Thetford Mines l’automne dernier. Lorsqu’il a appris que le Montréalais souhaite « se rapprocher de la maison », le directeur général Jean-François Dorais a rapidement sauté sur l’occasion. Une décision qui fait aujourd’hui bien des heureux.

Abraham Toro est de retour dans l’entourage des Astros depuis la mi-juin. © ASSOCIATED PRESS, NAM Y. HUH Abraham Toro est de retour dans l’entourage des Astros depuis la mi-juin.

« Honnêtement, je crois qu’Acton Vale, c’est LA place où jouer dans notre ligue. Je me suis toujours vu dans l’uniforme des Castors, et ça s’est enfin concrétisé », a expliqué Toro.

« Je tripe encore en pratiquant mon sport. »

« Abraham n’a connu que ça, le baseball »

Comme on pouvait s’y attendre, Douglas Toro se fait parfois approcher par des gens qui souhaitent uniquement parler de son frère, mais il ne s’en offusque pas outre mesure. Le parcours d’Abraham demeure une immense source de fierté, d’autant plus qu’il s’est principalement développé au Québec.

« Abraham n’a connu que ça, le baseball. Dans sa tête, il n’y avait pas d’autres options. Durant notre jeunesse, quand on ne jouait pas sur le terrain, ça se passait dans notre cour ou devant la télé. (...) Abraham pourrait dormir dans un stade et ça ne le dérangerait même pas ! »

« On n’est pas surpris de voir jusqu’où il s’est rendu. »

Au moment d’écrire ces lignes, Abraham Toro avait récolté 21 coups sûrs et 17 points produits en 32 parties avec les Astros de Houston cette saison. Frappeur ambidextre, il est principalement utilisé au troisième coussin avec la formation texane.

« La grande force d’Abraham, ça a toujours été les petits détails. Même quand il connaît un mauvais match, il va trouver le moyen d’aider son équipe », a fait valoir son frère Douglas.

Également entraîneur, ce dernier a eu l’occasion de travailler avec Anthony Quirion, qui vient de signer comme joueur autonome dans l’organisation des Phillies de Philadelphie. Une belle histoire, certes, mais surtout un exploit qui demeure bien trop rare à ses yeux.

Mais il s’agit là d’un débat pour un autre jour...

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BALLES RAPIDES

Deux séquences d'invincibilité brisées

Les Pirates de Saint-Jean-sur-Richelieu (LBMQ) et le Royal de Repentigny (LBJEQ) ont finalement subi une première défaite cette saison dans leurs ligues respectives le week-end dernier. À son huitième match, le Royal s’est d’abord incliné 5-3 contre les Tyrans de Gatineau samedi après-midi. Mathieu Lévesque et Tyler Charette ont produit les points décisifs en début de septième manche. Puis, le lendemain, les Pirates ont vu leur séquence de huit victoires prendre fin. Le retour de la fierté locale Maxime Morin et le grand chelem frappé par Sasha Lagarde ont fait la différence dans une convaincante victoire (9-4) des Castors d’Acton Vale.

Le Brock en eaux troubles

Les dirigeants du Brock de Drummondville espéraient certainement un autre scénario pour les débuts de leur franchise dans la Ligue de baseball majeur du Québec. Après un premier week-end plutôt prometteur, le Brock a perdu ses sept matchs suivants. Les deux blanchissages (13-0 et 5-0) subis contre Coaticook sont venus ajouter l’insulte à l’injure. Les lanceurs et la défensive font un boulot honnête, mais l’attaque drummondvilloise ne génère tout simplement pas assez de points.

Un véritable duel de lanceurs

Une fois n’est pas coutume dans un circuit aussi offensif que la LBJEQ, le match Alouettes-Diamants a donné lieu à un véritable duel de lanceurs lundi. Mathieu Massicotte a accordé le seul point de la soirée sur un double de Thomas Chabot. Dominant au bâton, l’arrêt-court Antony Gilbert a commis une erreur défensive qui s’est avérée très coûteuse. Du côté des Diamants, Thomas Couture a accordé seulement trois coups sûrs avant de céder sa place à Emanuel Rochon-Nunez.

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