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Retour des Nordiques : aucune fenêtre à court terme, réitère la LNH

logo de Radio-Canada.ca Radio-Canada.ca 2022-01-13 Louis Gagné

Les dirigeants de la Ligue nationale de hockey (LNH) ont écarté une fois de plus jeudi la possibilité de ramener une équipe à Québec dans un horizon prévisible. Ils s’estiment néanmoins « flattés » par l’intérêt manifesté par le gouvernement Legault pour le retour des Nordiques et disent vouloir rester en contact.

Dans une brève déclaration envoyée aux médias, le commissaire Gary Bettman et son adjoint, Bill Daly, ont qualifié de cordial» leur entretien virtuel avec le ministre québécois des Finances, Eric Girard, et son bras droit, Pierre Côté.

La passion» et le profond» intérêt manifesté par les représentants du gouvernement du Québec à l’égard de la LNH ne changent toutefois rien à la position de cette dernière à l’égard du retour des Nordiques.

Nous leur avons expliqué que bien que nous apprécions leur intérêt et que nous nous en trouvions flattés, il n’y a malheureusement en ce moment aucune opportunité, à notre connaissance, permettant de matérialiser cet intérêt [traduction libre]», ont réagi MM. Bettman et Daly.

Le premier ministre François Legault (photo) a confié à Eric Girard le dossier de la promotion du retour d’une équipe de la LNH à Québec. (archives) © La Presse Canadienne / NHL/Radio-Canada Le premier ministre François Legault (photo) a confié à Eric Girard le dossier de la promotion du retour d’une équipe de la LNH à Québec. (archives)

De nombreux experts et observateurs avaient prédit qu’Eric Girard ressortirait bredouille de sa rencontre avec les bonzes de la LNH. C’est le cas de Bernard Brisset, un ancien responsable des communications pour les Nordiques et le Canadien.

Je ne m’attends à rien. Et [par rien, ce que j’entends] c’est de se faire dire par M. Bettman, éventuellement, que la Ligue nationale n’a aucun intérêt d’amener une nouvelle équipe à Québec, qu’il n’y a aucun intérêt de son expansion et que de toute façon, Québec n’est pas dans les plans ni immédiats ni à moyen terme, je pense, [de] la Ligue», avait-il confié en matinée lors d’une entrevue à l’émission Tout un matin.

Ça va mal dans la Ligue»

M. Brisset estime que le contexte économique dans la LNH n’est pas favorable à une expansion.

La pandémie a aggravé les choses dans plusieurs équipes [...] Bettman a beau dire le contraire, mais [...] ça va mal au plan économique dans l’ensemble de la Ligue [...] Il y a une vingtaine d'équipes où il y a moins de spectateurs qu’il n’y en a jamais eu», observe-t-il.

C’est sans compter, poursuit Bernard Brisset, que Québec n’a pas les reins assez solides pour soutenir» année après année une équipe de la LNH, même si elle est plus riche qu’elle ne l’était en 1995, lorsque les Nordiques ont plié bagage pour le Colorado.

Les Nordiques ont disputé leur dernier match à Québec le 14 mai 1995. (archives) © Bernard Brault Les Nordiques ont disputé leur dernier match à Québec le 14 mai 1995. (archives)

Avec un plafond salarial à 81 millions de dollars américains [...] et des revenus qui sont strictement en dollars canadiens pour les villes d’ici, je ne vois pas comment Québec, qui n’est pas soutenue par des conglomérats [ni] par de grandes entreprises mondiales, peut réussir à supporter une équipe», analyse M. Brisset.

Droits de télédiffusion

Il doute par ailleurs que le retour d’une équipe à Québec permette au circuit Bettman d’augmenter les recettes générées par les droits télévisuels, sa deuxième source de revenus après les ventes de billets.

Je ne pense pas que l’argent qui est versé par Sportsnet et TVA [Sports] serait plus grand au niveau national qu’il ne l’est maintenant parce qu’il y a une équipe à Québec. Ça n’a pas d’attrait au Canada anglais. Donc, c’est une série de choses comme celles-là qui nuisent à la venue de Québec dans la Ligue», résume l’expert.

Bernard Brisset rappelle que les matchs des Nordiques n'ont pas toujours été présentés à guichets fermés. (archives) © Bernard Brault Bernard Brisset rappelle que les matchs des Nordiques n'ont pas toujours été présentés à guichets fermés. (archives)

Même au niveau de la billetterie, la partie n’est pas gagnée d’avance si l’on en croit Bernard Brisset. Il rappelle que même durant les belles années des Nordiques, les 15 176 sièges du Colisée ne trouvaient pas toujours preneurs.

C’était facile de remplir quand le Canadien jouait, mais quand c’étaient les North Stars du Minnesota ou les Whalers de Hartford qui venaient jouer à Québec le mardi soir, je vous assure que ça prenait des tours de force pour remplir le Colisée», se remémore M. Brisset.

Le Centre Vidéotron, où un éventuel club de la LNH élirait domicile, compte plus de 18 000 places assises.

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