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Quatre nouveaux sports à Tokyo; le baseball et le softball retrouvent leur place

logo de La Presse CanadienneLa Presse Canadienne 2021-07-20
© Fournis par La Presse Canadienne

TOKYO — Afin de dynamiser le cursus olympique, le Comité international olympique (CIO) a accordé aux pays hôte le droit de bonifier le programme régulier des JO. C’est pourquoi à Tokyo 2020, quatre nouveaux venus — l’escalade sportive, le karaté, la planche à roulettes et le surf — ainsi qu’un «ex» — le baseball/softball — seront en vedette. 

En vertu de l’Agenda olympique 2020 du président Thomas Bach, Tokyo est la première ville à se prévaloir de cette nouvelle flexibilité. De 28 à Rio de Janeiro en 2016, ces sports ajoutés font passer le programme à 33 sports en compétition au Japon.

Voici un survol.

Baseball/Softball

Après une absence de 13 ans, le baseball et le softball effectuent un retour aux Olympiques, dans un pays qui mange littéralement des deux sports. Il était impensable pour les Japonais de ne pas avoir ces deux disciplines pour leurs deuxièmes Jeux d’été.

Six pays — la Corée du Sud, les États-Unis, Israël, l’Italie, le Japon et la République dominicaine — se disputeront les trois médailles à l’enjeu.

Le Canada, qui ne comptait pas sur ses meilleurs éléments, n’a pas réussi à se qualifier.

Au softball, les représentantes de l’Australie, du Canada, des États-Unis, de l’Italie, du Japon et du Mexique tenteront de monter sur la plus haute marche du podium. Les Canadiennes devraient atteindre la ronde des médailles.

Les deux disciplines seront disputées au Stade de baseball d’Azuma à Fukushima. Le softball ouvrira le bal, du 21 au 27 juillet. Le baseball commencera son tournoi dès le lendemain et les matchs de médailles auront lieu le 7 août. 

Escalade sportive

Voilà une discipline intrigante, déclinée en trois épreuves: la vitesse, la difficulté et le bloc.

En escalade de vitesse, le défi consiste à atteindre le sommet d’une voie d’escalade de 15 mètres le plus rapidement possible. L’épreuve est disputée en duels.

La difficulté, aussi appelée escalade de voie, est disputée sur un mur de 15 m de haut. Le grimpeur ayant atteint la plus haute distance en six minutes l’emportera.

Finalement, au bloc, les grimpeurs escaladent un certain nombre de voies fixes sur un mur de 4,5 m dans un temps donné.


Vidéo: La nageuse Penny Oleksiak parmi les olympiens canadiens les plus médaillés (Le Devoir)

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Aux JO, chaque grimpeur participera aux trois disciplines pour une épreuve combinée. Le classement final sera déterminé en multipliant le classement de chacune d’entre elle, les athlètes ayant obtenu les plus bas pointages remporteront les médailles.

Le Canadien Sean McColl, quadruple champion du monde, sera évidemment à surveiller. Alannah Yip sera aussi à Tokyo. Les compétitions auront lieu du 3 au 6 août, au Parc de sports urbains d’Aomi.

Karaté

Le karaté ne fera qu’une brève apparition au programme olympique, puisque Paris, hôtesse des prochains Jeux d’été, en 2024, lui a préféré le breakdance.

Art martial d’origine japonaise, il sera pratiqué par 28 nations à Tokyo. Deux épreuves seront au menu: le kumite et le kata.

Le kumite est en fait un combat contre un adversaire, tandis que le kata consiste en un enchaînement structuré de techniques représentant un combat contre plusieurs assaillants virtuels.

L’Ontarien Daniel Gaysinsky, médaillé d’argent aux Jeux panaméricains de 2019, est l’unique Canadien qualifié pour le tournoi olympique.

Le karaté sera disputé du 5 au 7 août, au Nippon Budokan.

Planche à roulettes

La planche à roulettes est l’une de ces disciplines ajoutées pour viser un auditoire plus jeune par le CIO.

Deux épreuves seront présentées à Tokyo: le parcours de rue et le parc.

Le parcours de rue (25-26 juillet, Parc de sports urbains d’Ariake), les planchistes utiliseront les divers obstacles – escaliers, rampes, bordures, bancs, murs et pentes – d’un parcours rectiligne ayant l’aspect d’une rue pour faire étalage de leurs techniques et figures, appelées «tricks».

Au parc (3-4 août), les planchistes montreront leur savoir-faire sur le parcours creux rempli de virages techniques et de bowls, qui permettent aux athlètes d’effectuer plusieurs figurent agrémentées de prises de planche, ou grabs.

Andy Anderson, l’un des planchistes les plus polyvalents, est l’unique Canadien lice en parc. Les Britanno-Colombiens Matt Berger et Micky Papa représenteront le pays au parcours de rue.

Surf

C’est la planche courte qui a été retenue pour le programme olympique. Il est pratiqué sur des planches de 1,80m à bout pointu, qui facilite les virages. La planche est aussi plus facile à manœuvrer et a tendance à être plus réceptive aux techniques plus dynamiques.

La compétition sera d’abord composée de groupes de quatre ou cinq surfeurs en phase préliminaire, avant des duels à élimination directe dans la phase principale.

Au tour préliminaire, les athlètes auront droit de manœuvrer un maximum de 25 vagues et les pointages de leurs deux meilleures vagues seront comptabilisés. Cinq juges seront chargés d’évaluer leurs performances.

La compétition aura lieu à la plage de Tsurigasaki, à environ 100 km du Stade olympique, du 25 au 28 juillet, si les conditions le permettent. Des dates de réserve, du 29 juillet au 1er août, permettront de tenir la compétition de façon sécuritaire.

Aucun Canadien n’a réussi à se qualifier en vue de Tokyo 2020 en surf.

Frédéric Daigle, La Presse Canadienne

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