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Gels et masques: l'hôpital de Rennaz «fouille» son personnel

logo de Le Matin Le Matin 09.04.2020 LeMatin.ch

Le nouvel hôpital de la Riviera et du Chablais a été contraint de prendre des mesures drastiques. De trop importantes disparitions de stocks ont été constatées depuis les premiers cas de coronavirus.

L'Hôpital Riviera-Chablais, situé à Rennaz (VD), a été obligé de mettre en place un système de contrôle pour éviter les vols de masques et de gels hydro-alcooliques. © Keystone/Cyril Zingaro L'Hôpital Riviera-Chablais, situé à Rennaz (VD), a été obligé de mettre en place un système de contrôle pour éviter les vols de masques et de gels hydro-alcooliques.

Humiliés, insultés, rabaissés. Plusieurs collaborateurs de l'Hôpital Riviera-Chablais (HRC) se plaignent d'être «fouillés de la tête aux pieds» lorsqu'ils quittent leur travail. D'autres trouvent cela «honteux et choquant». Un autre: «Ils nous prennent pour des voleurs, alors qu'ailleurs le personnel hospitalier est traité en héros.» Les réactions sont vives chez certains et les consignes visiblement mal comprises. Pourtant les mesures prises par la direction de l'HRC depuis environ trois semaines visent précisément à protéger les employés et, partant, les patients.

Diminution inquiétante

«Nous ne fouillons personne de la tête aux pieds. Le contrôle réalisé se limite à regarder, sans toucher, l’intérieur des sacs du personnel à la sortie. C'est un contrôle visuel pour vérifier que personne n'emporte des boîtes complètes pour une utilisation externe», réagit fermement la secrétaire générale du nouvel hôpital, Sandra Blank, Au début de la pandémie, nous avons effectivement constaté une diminution importante des stocks de masques et de solutions hydro-alcooliques. Pas de gants. Nous avons craint que nos employés ne puissent plus travailler dans des conditions sécuritaires pour traiter les patients.»

Contrôles dissuasifs

Ces disparitions ont été jugées suffisantes pour éveiller de solides inquiétudes. L'établissement hospitalier a ainsi décidé de poster un agent de sécurité à la porte de sortie du personnel. Sandra Blank de l'Hôpital Riviera-Chablais de clarifier: «Depuis plus de trois semaines, nous faisons effectivement ces contrôles. Ça dissuade. Nos stocks ne baissent plus. Avec les difficultés d'approvisionnement que nous avons, nous ne pouvions pas laisser faire. Ces vols ne sont pas spécifiques à notre hôpital. Il est vrai que nous avons pris nos mesures propres. Je crois que celles-ci sont plutôt bien acceptées par nos collaborateurs, eux-mêmes inquiets de manquer de matériel qui les protège.»

Evelyne Emeri

evelyne.emeri@lematin.ch

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