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Incendie meurtrier: des élus poursuivis

logo de Tribune de Genève Tribune de Genève 05.03.2019
En quelques heures, le sinistre avait fait des dizaines de victimes et brûlé près de 1200 hectares. © Image d'archive/Keystone En quelques heures, le sinistre avait fait des dizaines de victimes et brûlé près de 1200 hectares.

Des actions en justice ont été ouvertes contre des élus et des responsables après l'incendie de Mati qui a fait 100 morts cet été.

Sept mois après l'incendie qui a fait 100 morts à Mati sur la côte grecque, le parquet d'Athènes a ouvert mardi des poursuites pénales pour «incendie et homicide par négligence» à l'encontre de seize personnes, dont des élus locaux et des responsables des pompiers, a-t-on appris de source judiciaire.

Parmi les élus poursuivis, figurent la préfète de la région Attique et les deux maires des villes touchées par l'incendie, Marathonas et Rafina, selon le rapport d'enquête obtenu par cette source judiciaire.

Une instruction avant l'audience

Le secrétaire général de la Protection civile et des responsables des pompiers et de la police portuaire sont également poursuivis ainsi qu'un homme de 65 ans, accusé d'avoir mis le feu sur le mont Pentéli voisin, d'où les flammes se sont propagées vers la station balnéaire de Mati en contrebas, le 23 juillet dernier.

Cinq ans de prison est la peine maximale prévue pour ces délits, selon la loi grecque. En raison du nombre important des victimes, une instruction sera lancée dans les prochains mois avant le début d'audience, selon cette source.

Un manque de réaction

Le gouvernement grec ainsi que la direction de la police et des pompiers ont été fortement critiqués pour leur retard à évacuer les lieux et faire face à cet incendie inédit, qui en quelques heures avait fait des dizaines de victimes, brûlé près de 1.200 hectares et détruit plus d'une centaine d'habitations.

Quatre responsables ont été limogés après ce drame, dont le ministre chargé de l'Ordre public et de la protection des citoyens Nikos Toskas, et des responsables de la police et des pompiers.

Décédés en s'enfuyant

La majorité des victimes avaient été prises au piège par les flammes alors qu'elles se trouvaient dans des embouteillages dans les ruelles étroites en tentant de fuir le village. D'autres s'étaient noyées en tentant de s'échapper par la mer, mais étaient restées des heures dans l'eau sans être secourues.

Le gouvernement avait à l'époque souligné qu'il avait été difficile d'organiser une évacuation ce jour-là avec des vents soufflant à près de 120 km/h.

Mais il est aussi apparu que la police n'avait pas convenablement sécurisé la zone, faute d'avoir été alertée correctement par les pompiers de la taille et de la localisation exactes de l'incendie.

Un coup pour le gouvernement

Ce drame intervenu un mois avant la sortie de la Grèce des programmes d'aide après huit ans de crise de la dette, a porté un coup important au gouvernement de gauche d'Alexis Tsipras, au pouvoir depuis 2015.

Le principal parti d'opposition, la droite Nouvelle-Démocratie devance actuellement la gauche Syriza entre 5 et 10%, selon des sondages d'intention de vote récents en vue des élections législatives d'ici octobre.

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