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Escalade meurtrière entre le Hamas et Israël

logo de Tribune de Genève Tribune de Genève 11.05.2021 ATS

Plus de 20 Palestiniens ont été tués à Gaza, après des centaines de tirs entre le Hamas et Israël, dans la nuit de lundi à mardi.

L’armée israélienne a indiqué mardi avoir tué 15 membres de groupes armés palestiniens dans la bande de Gaza, où elle a mené 130 frappes. © AFP L’armée israélienne a indiqué mardi avoir tué 15 membres de groupes armés palestiniens dans la bande de Gaza, où elle a mené 130 frappes.

Le mouvement islamiste Hamas et Israël ont échangé des centaines de tirs dans la nuit de lundi à mardi, tuant plus de 20 Palestiniens à Gaza, dans la pire escalade depuis des années déclenchée par des violences à Jérusalem-Est occupée.

Les autorités du Hamas, mouvement islamiste au pouvoir dans l’enclave palestinienne, ont fait état de 22 morts, dont neuf enfants, dans les frappes israéliennes menées en riposte à des salves de roquettes tirées depuis l’enclave palestinienne, en plus de 106 blessés.

«Nous sommes dans la phase initiale de notre riposte contre des cibles militaires à Gaza», a prévenu mardi matin le porte-parole de l’armée Jonathan Conricus, faisant état de la mort de 15 membres du Hamas et du Jihad islamique, un autre groupe armé.

L’armée israélienne a frappé 130 cibles militaires, appartenant pour la plupart au Hamas, a précisé Jonathan Conricus.

Sirènes à Jérusalem

Les salves de roquettes tirées depuis la bande de Gaza constituent «une agression grave à l’encontre d’Israël, à laquelle nous ne pouvons pas ne pas répliquer», a-t-il estimé.

Le Hamas avait menacé lundi après-midi l’Etat hébreu d’une nouvelle escalade militaire si ses forces ne se retiraient pas de l’esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, où des heurts quotidiens opposant des Palestiniens à la police israélienne ont fait des centaines de blessés depuis vendredi.

Fait rare, les sirènes d’alarme des autorités israéliennes ont retenti lundi à Jérusalem même.

Des dégâts matériels ont été constatés dans deux localités touchées par des roquettes à une quinzaine de km de Jérusalem. Les secouristes israéliens ont fait état d’une trentaine de blessés, pour la plupart à Ashkelon, ville israélienne toute proche de la bande de Gaza.

Bouclier antimissile

Selon un dernier bilan de l’armée, 200 roquettes ont été tirées de Gaza vers Israël depuis lundi, dont plus de 90% ont été interceptées par le bouclier antimissile «Dôme de fer». De nombreuses autres roquettes sont tombées à l’intérieur de la bande de Gaza.

Alors que d’autres roquettes ont été lancées mardi matin, la branche armée du Hamas a promis de faire de faire d’Ashkelon un «enfer» si les frappes israéliennes faisaient des victimes civiles dans l’enclave. «A la fin, les Palestiniens gagneront», a affirmé le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, dans un communiqué.

Les frappes israéliennes sur Gaza sont les plus importantes depuis novembre 2019.

«Israël réagira avec force (...), celui qui attaque en paiera le prix fort. Je vous le dis, citoyens d’Israël, le conflit actuel pourrait durer un certain temps», a prévenu tard lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, estimant qu’une «ligne rouge» avait été franchie avec les tirs de roquettes en direction de Jérusalem.

Enclave paupérisée de deux millions d’habitants, la bande de Gaza est soumise à un blocus israélien depuis la prise de pouvoir du Hamas en 2007. Depuis, le Hamas et Israël se sont affrontés dans trois guerres (2008, 2012, 2014).

Les nouvelles frappes et salves de roquettes interviennent sur fond de violences à Jérusalem-Est, secteur palestinien de la ville illégalement occupé et annexé par Israël selon le droit international.

Tentatives de médiation

Mardi matin, un calme précaire semblait être revenu dans la Vieille ville de Jérusalem et ses abords, ont constaté des journalistes de l’AFP.

La veille, quelque 520 Palestiniens et 32 policiers israéliens ont été blessés dans de nouveaux heurts avec la police israélienne sur l’esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l’islam et site le plus sacré du judaïsme, et dans d’autres lieux de Jérusalem-Est.

Ces accrochages, les plus violents depuis 2017 à Jérusalem-Est, ont coïncidé avec la «Journée de Jérusalem», qui marque selon le calendrier hébraïque la prise de la partie orientale, peuplée de Palestiniens, de la Ville sainte par l’armée israélienne en 1967.

Ils interviennent aussi après des semaines de tensions à Jérusalem.

La situation a suscité de nombreuses réactions à l’étranger, de l’appel de Washington à la «désescalade» à la condamnation d’Israël par des pays arabes.

Lundi soir, des sources diplomatiques ont affirmé à l’AFP que l’ONU, avec l’aide du Qatar et de l’Egypte, avait amorcé une médiation auprès des parties «concernées» afin d’obtenir une désescalade.

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