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Trump voulait que la présidentielle soit qualifiée de "corrompue"

logo de Keystone-ATSKeystone-ATS 31.07.2021
© KEYSTONE/AP/LM Otero

"Dites juste que l'élection était corrompue et je m'occupe du reste": l'ex-président américain Donald Trump a exercé de fortes pressions sur son ministre de la justice à la fin de l'année dernière pour qu'il soutienne ses accusations de fraude à la présidentielle.

Cet échange étonnant a eu lieu le 27 décembre 2020, un mois et demi après la victoire de Joe Biden au scrutin, selon des notes prises par le numéro deux du ministère, Richard Donoghue. "Merci de comprendre que le ministère de la justice ne peut et ne va pas claquer des doigts et changer l'issue de l'élection. Cela ne fonctionne pas comme cela", a répondu le ministre de la justice par intérim, Jeffrey Rosen.

Jeffrey Rosen a aussi dit à Donald Trump que le ministère avait examiné ses allégations de fraude électorale et n'en avait trouvé aucune preuve. "Nous sommes dans l'obligation de dire aux gens que c'était une élection illégale et corrompue", a rétorqué le président sortant.

Avant l'assaut du Capitole

Cette conversation a eu lieu seulement quelques jours avant l'assaut du Capitole par des partisans du président. Les notes ont été dévoilées vendredi par une commission de la chambre des représentants qui enquête sur l'émeute.

"Ces notes manuscrites révèlent que le président Trump a directement ordonné à notre principale agence chargée de l'application de la loi de prendre des mesures visant à renverser une élection juste et libre lors de ses derniers jours au pouvoir", a dit l'élue démocrate Carolyn Maloney, présidente de la commission, dans un communiqué.

En parallèle, le groupe anticorruption Citizens for Responsibility and Ethics (CREW) a déposé une nouvelle plainte jeudi, demandant au ministère de la justice d'enquêter sur Donald Trump et son chef de cabinet Mark Meadows pour avoir tenté "de manipuler le ministère de la justice dans le cadre de leur campagne plus large visant à annuler les résultats de l'élection présidentielle de 2020".

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