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«Nous n'avons jamais eu une telle vague de clients»

logo de 20 minutes 20 minutes 27.04.2020

Les enseignes suisses proposant des articles de bricolage, mais aussi les coiffeurs et les fleuristes font face à un afflux de clients au premier jour de leur réouverture. Les drive-in des fastfoods ne sont pas en reste.

Comme ailleurs en Suisse, Yverdon-les-Bains (VD) a un peu repris vie lundi matin avec la réouverture de certaines commerces. Magasins de bricolage-jardinage et salons de coiffure ont vu les clients affluer en masse. «Nous n'avons jamais eu une telle vague de clients. Des gens ont commencé à faire la queue avant même l'ouverture à 08h00», raconte à Keysonte-ATS Brahim Taleb, le directeur du centre Jumbo, dans la zone commerciale d'En Chamard.

En fin de matinée encore, une cinquantaine de personnes attendaient devant le magasin, qui n'accepte pas plus de 200 clients en même temps à l'intérieur. La file d'attente est balisée et les clients, qui sont peu nombreux à porter un masque, patientent dans le calme en respectant les deux mètres de distance. La situation est plus chaotique sur le parking, où les automobilistes tentent tant bien que mal de se garer. A noter aussi la présence d'une voiture de la gendarmerie vaudoise, venue s'assurer que tout se déroule sans accroc.

Plexiglas partout

A l'intérieur du magasin, de nombreuses parois en plexiglas ont été installées aux caisses et aux stands d'information. Des parcours ont été prédéfinis pour éviter que les clients ne se retrouvent simultanément aux mêmes rayons. La plupart des employés portent des visières, des masques ou des gants. «Nous avons tout mis en oeuvre pour que nos collaborateurs puissent travailler de manière sereine», explique M. Taleb.

Au vu des caddies des clients, les fleurs et les semis semblent avoir particulièrement la cote lors cette réouverture. «Nous nous attendons à ce que le secteur »jardin« soit très sollicité», confirme M. Taleb, qui dit aussi s'attendre à une forte demande au rayon camping.

Coiffeuses masquées

A quelques kilomètres de là, au centre-ville d'Yverdon, ce sont les salons de coiffure qui renouent avec leurs clients. «Le téléphone sonne depuis 06h00 ce matin. Nous sommes »surréservés« pour ces deux prochaines semaines», indique Dragica Tesic, la patronne de l'institut de beauté et de coiffure 2LB.

Dans son salon, un fauteuil sur deux est utilisé pour laisser une distance entre les clients. Ceux-ci portent des masques, tout comme les employées. Fauteuil, matériel et peignoir sont lavés après chaque passage, souligne Mme Tesic. Elle raconte que ses collègues étaient impatientes de recommencer à travailler. «Seule deux ou trois personnes ont exprimé quelques craintes», relève-t-elle. Pour la suite, la patronne se montre prudente: «Nous avons souffert financièrement. On verra ces prochaines semaines comment on peut s'en sortir.»

Les rues genevoises s'animent un peu

A Genève, les rues semblaient reprendre un peu vie lundi. Quelques ouvriers travaillaient de nouveau sur des chantiers qui avaient été fermés il y a plusieurs semaines sur ordre du canton.

Le bricoloisirs de Migros, dans le quartier de la Praille, était pris d'assaut. Une partie du parking était utilisé pour permettre aux clients de faire la queue en bon ordre. Les uns derrière les autres, formant un immense S, les gens attendaient dans le calme de pouvoir accéder au centre commercial pour acheter outils et plantes.

On faisait aussi la queue devant certains barbiers. C'est l'inconnu, souligne un coiffeur de Thônex (GE), en plein préparatif pour accueillir sa première cliente depuis un mois et demi. L'artisan a acheté des masques, en revanche, il ignore où il peut trouver visières et blouses jetables. Tant pis, il fera des lessives.

Le téléphone n'arrête pas de sonner. «Je ne réponds parfois plus», note le coiffeur, qui est aussi harcelé par textos. En moins d'un quart d'heure, deux clients viennent au salon prendre rendez-vous. Ils leur faudra attendre la fin de la semaine pour se faire couper les cheveux, l'agenda étant déjà très bien rempli.

Le souci principal est d'ordre financier. «Je n'ai plus de revenu depuis six semaines», déplore le coiffeur. Selon son expérience, ce genre de trou ne se rattrape malheursement pas. Les charges doivent être payées, crise sanitaire ou pas. «J'ai obtenu un prêt, mais il faudra le rembourser un jour ou l'autre», relève-t-il.

Appel à la prudence

Alors que les magasins de bricolage ont rouvert lundi, le Bureau de prévention des accidents (bpa) appelle les Suisses à la prudence. Quelques 45'000 personnes se blessent chaque année en faisant des travaux manuels chez elles. De tels accidents peuvent être évités avec une bonne préparation.

Se blesser avec une scie ou une ponceuse, tomber d'une échelle ou encore s'intoxiquer en manipulant des produits chimiques. Les accidents domestiques liés au bricolage sont nombreux. Pour les éviter, le bpa prodigue quelques conseils.

(20 minutes/ats)

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