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Cent personnes tirées au sort pour une alimentation durable

logo de 20 Minutes 20 Minutes 18.05.2022 jbm

Des citoyens seront choisis pour montrer comment l’alimentation peut être améliorée. Un parlement citoyen reçoit des fonds à cet effet et suscite des critiques.

Des citoyens seront choisis pour permettre d’élaborer des recommandations sur l’alimentation. © DR Des citoyens seront choisis pour permettre d’élaborer des recommandations sur l’alimentation.

D’ici à 2030, tous les habitants de la Suisse devraient pouvoir bénéficier d’une alimentation saine, durable, respectueuse des animaux et produite de manière équitable. Mais à quoi ressemblera une politique alimentaire pouvant atteindre cet objectif? Dès la mi-juin, un parlement de l’alimentation (Agriculture du futur) va se pencher sur la question. Cent personnes seront tirées au sort. Elles doivent permettre d’élaborer, d’ici à novembre, des «recommandations» pour le monde politique et l’administration rapporte le «Tages-Anzeiger.»

Le projet est contesté. Dans le quotidien alémanique, Martin Rufer, directeur de l’Union suisse des paysans, rejette ce parlement: «Nous n’avons pas besoin de telles structures qui ne sont pas soutenues démocratiquement», rappelle-t-il. Cette opposition du milieu paysan n’est pas surprenante, car ce sont les agriculteurs qui seront appelés à mettre en œuvre une éventuelle nouvelle politique agricole. Ce qui gêne, ce sont les 400’000 francs alloués à ce parlement de l’alimentation. Pour Martin Rufer, «il est problématique que l’État finance une telle structure fantôme».

Utilité mise en cause

De son côté, l’Office fédéral de l’agriculture se défend. «La Confédération a intérêt à savoir ce que pense un groupe représentatif de la population», explique une porte-parole de l’office.

Or, le poids de ce parlement de l’alimentation reste à déterminer. Les promoteurs de ce dernier ne souhaitent pas que des «recommandations». Dominik Waser, de l’association Agriculture du futur, attend que le monde politique et l’administration mettent ensuite en œuvre les recommandations de manière conséquente. Pour le président de la Commission de l’économie et des redevances du National, Leo Müller (Centre/LU), «cela irait beaucoup trop loin». Selon lui, il existe suffisamment d’instruments pour transmettre des revendications au niveau politique.

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