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Des milliers de slips enterrés passés au scanner

logo de 20 Minutes 20 Minutes 23.06.2021 comm/jbm

En avril, des chercheurs avaient lancé un appel à «planter» des slips dans la terre. Aujourd’hui il est temps de les «récolter» afin que leur décomposition et la qualité des sols soient analysées.

En avril, des chercheuses et chercheurs d’Agroscope et de l’Université de Zurich ont lancé le projet de science citoyenne «La preuve par le slip». Un millier d’amateurs ont enterré des slips dans leurs jardins, leurs prairies ou leurs champs en suivant une procédure standardisée. L’objectif de cette campagne est de recenser la qualité des sols dans toute la Suisse.

Les slips ont passé deux mois dans le sol. Il est maintenant grand temps de les déterrer. Or, ce que l’on extrait du sol n’a plus grand-chose à voir avec des sous-vêtements. «Des milliards d’organismes vivants du sol les ont dévorés, transformant le tissu de coton en nouvel humus et en éléments nutritifs pour les plantes», explique le responsable du projet, Marcel van der Heijden, chercheur chez Agroscope et à l’Université de Zurich. Dans le cas présent, on peut dire que plus c’est moche, mieux c’est! «Plus les slips sont dévorés et méconnaissables, plus la vie dans le sol est active», explique Franz Bender, coordinateur du projet.

Une image de la qualité des sols en Suisse

Les personnes qui ont participé et ont déterré leurs slips doivent maintenant envoyer les restes des caleçons à Agroscope où leur degré de décomposition sera mesuré avec précision à l’aide de scans numériques. Les échantillons de sol qui ont été envoyés en même temps que les slips seront également analysés. Les chercheuses et chercheurs amateurs particulièrement intéressés peuvent même collaborer à l’analyse en laboratoire. «Grâce à la collaboration des nombreux volontaires, nous espérons obtenir une image complète de la qualité des sols suisses», explique Pia Viviani, spécialiste en science citoyenne.

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